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Podcast metal #014

 

Sommaire du podcast #014
Émission radio enregistrée le 06/12/2017 • 2h52

FAQ • T’écoutes quoi en ce moment ? (19’50) • Billet d’humeur : « Je ne suis pas Johnny » (38’15) • Blabla news (42’40) • Top 5 prog / Prog metal (56′) • Kiss Kiss Blabla : Angels’ necropolis de Year of the Goat (1h52) • Dossier : La discothèque (1h57) • Y a pas que le metal dans la vie (2h35) • Sommaire metal bla•bla #015 (2h49)

Errata & précisions : tarif d’un pass 3 jours au Hellfest ? 200 euros. On n’était pas loin.


Retrouvez la playlist de l’émission sur Deezer  Écoutez l’émission sur Youtube


Références diverses
> En studio avec Dream Theater : le making-of de Systematic chaos
> Art of gaming • Arte
> L’article sympa que nous a consacré Another whisky for mister Bukowski

Pas que le metal…
> Ce qui nous lie • Cédric Klapish
> Vernon Subutex • Virgine Despentes


Articles
> Billet d’humeur : Je ne suis pas Johnny > REM
> Le Canard et le prog (extrait des Chroniques d’un pas grand chose) > Canard
> Asia • Discographie > REM
> Europe • Start from the dark / Secret society > REM
> Kalisia • Cybion > REM
> Queensrÿche • Rage for order / Operation : mindcrime > REM
> Threshold • Dead reckoning > REM
> Year of the Goat • Angels’ necropolis > Canard
> Yes • 90125 / Big generator / Talk > REM

61 Comments

  1. possopo 12/12/2017 at 13:10 - Reply

    non mais si on écrit un billet d’humeur à la France Inter, il faut assumer et éviter de le réciter à 8000 à l’heure (même si c’est un peu long) avec une prononciation de patate, comme pour s’excuser de l’exercice. ça fait chelou et du coup, ça sert à rien.
    sinon j’ai pas compris cette histoire de chêne et de roseau et vive Johnny !!

    • metal bla•bla 12/12/2017 at 15:52 - Reply

      R : le jour où je m’excuserai de quelque chose ce sera explicite, ne t’inquiète pas.

  2. Pilgrimwen 12/12/2017 at 17:04 - Reply

    La collection, c’est une belle projection de l’ego ^.^

    • metal bla•bla 12/12/2017 at 20:18 - Reply

      R : Oui. C’est aussi, avant d’entrer dans la sphère psycho-pathologique, une forme d’extension de soi.

  3. niemand 12/12/2017 at 17:12 - Reply

    Ah les CD… J’arrive tout juste à la barre des 1 000 en metal, ce qui doit m’en faire un peu moins de 1 200 en tout, et je commence à avoir des problèmes de place. Je jongle sans arrêt avec l’idée d’arrêter d’acheter pour tout simplement bien écouter ce que j’ai déjà (parce que c’est ça le vrai drame en fait : acheter plus que ce que j’ai le temps d’écouter), mais c’est limite devenu une drogue depuis Internet. Et quand c’est pas Internet c’est la « Metalbörse » de Munich, je suis reparti avec une trentaine d’albums ce dimanche…

    Pour autant j’achète jamais à l’aveugle, j’essaye aussi de tendre vers l’idéal impossible de ma « discothèque parfaite ». À chaque fois que je prends un truc c’est qu’il figure dans ma to-buy-list mentale forgée au cours des années. Du coup j’achète quasiment jamais de nouveautés, pour les raisons déjà évoquées de surabondance de l’offre, de surévaluation des daubes et de tri impossible. Je sors le drapeau blanc, je joue pas les éclaireurs. Faut que je sois sûr que l’album me plaira et Internet permet de voir assez facilement ce qui a passé l’épreuve du temps en recoupant les sources. C’est pour ça aussi que j’écoute jamais un album avant de l’acheter. Et je regrette quasiment aucun achat.

    En fait, comme pour beaucoup de passionnés je pense, Internet ne m’a pas donné envie de télécharger comme un porc mais a bouleversé ma façon d’acheter des disques.

    Sinon les déplacements pro de Canard à l’étranger ça veut dire qu’il doit parler anglais en réunion ?

    • metal bla•bla 12/12/2017 at 20:17 - Reply

      R : je me sens moins seul dans ma névrose. Concernant la vie professionnelle de Canard, je ne peux pas en dire plus… J’en ai déjà trop dit. 🙂

  4. joc 12/12/2017 at 18:35 - Reply

    Premiers commentaires, même si je n’ai pas encore tout écouté.

    Y a quand même un côté prog chez Queensryche mais après Operation:Mindcrime qui est comme vous dites un album metal influencé par Pink Floyd (musicalement, c’est surtout flagrant sur le dernier morceau – Eyes of a stranger, et sur les interludes).
    Après, Empire, et surtout Promised Land flirte plus ostensiblement avec le prog.
    On peut peut-être parler de proto metal prog… 🙂

    Un autre groupe important aux débuts du metal prog, c’est Fates Warning. Vous n’en parlez pas, c’est vrai que c’est un peu confidentiel. Je suis pas spécialiste, j’ai un album que je trouve moyen. Mais je sais que c’est une grosse influence de DT, et j’ai envie de dire que ce sont plutôt eux à l’origine du mouvement, même si c’est DT qui l’a popularisé.

    Faudrait qu’un spécialiste confirme.

    • metal bla•bla 12/12/2017 at 20:15 - Reply

      R : je confirme pour Fates Warning. C’est un oubli de ma part.

      • Modrigue 14/12/2017 at 16:38 - Reply

        De Fates Warning, j’aime bien les albums The Spectre Within et Awaken the Guardian, qui réussissent à conserver une puissance métal avec une atmosphère sombre/épique tout en incluant de petites alambications.

        Après, si on considère le coté « prog = innovation », l’album metal le plus prog ne serait-il pas Into the Pandemonium de Celtic Frost ? 🙂

        • metal bla•bla 14/12/2017 at 21:54 - Reply

          R : je ne sais pas si c’est le « plus » prog, mais tu as compris l’esprit 🙂

  5. Mr Majestyk 12/12/2017 at 20:35 - Reply

    Merci pour cette émission.

    Pour ce qui est des jeunes et de la dématérialisation, je suis d’accord avec Mr Canard. Les moyens ont changé la manière. Les jeunes parleront plus en terme de Playlist que d’Albums. La structure même d’un album est complètement démolie par la technologie numérique (le format Cd avait déjà commencé le travail ). Du coup la notion de discothèque n’est plus aussi fondamentale.

    Les plus passionnés d’entre eux étudieront la discographie de tel groupe sur tel site de référence et feront des playlist « full album » sur YT ou Deezer ou autre avec Time line interactive pour les plus fan . Ils contempleront peut-être leur disco numérique en affichant les albums en icône moyenne sur le site de diffusion, comme pour la bibliothèque de jeux de G.O.G. Enfin je parle au futur mais c’est le présent quoi. Je me base sur ma fille et ses copines, qui écoutent majoritairement du hard, mais à leur façon 😉

    Sinon question: un groupe comme Magnum, c’est du Hard à tendance Prog non? Je ne parle pas en temps que groupe qui cherche on est d’accord mais selon les canons stylistiques en vigueur ( clavier omniprésent, structure un chouia plus complexe, titres un chouia plus longs, thèmes fantaisy…) Perso la période reformation des années 2000 me plait pas mal, aucune surprise, mais du bon ouvrage.

    Suggestions : un Top groupe inclassable. Un dossier « Metal Live ».

    • metal bla•bla 12/12/2017 at 20:39 - Reply

      R : Magnum c’est avant tout FM pour moi. Jamais trop capté pourquoi on leur accolait le « prog ». Groupe avec une bonne moyenne qualitative. Au pire ils sont un peu ennuyeux, mais jamais nuls. J’avais parlé de Alice… Côté gros FM j’aime beaucoup Vigilante.

  6. Grif 13/12/2017 at 13:48 - Reply

    J’aimais pas du tout le prog avant, et puis j’ai découvert quelques groupes de qualité. Mais c’est vrai que le prog c’est un peux comme le black, c’est un genre « à part » dans le metal avec une mentalité qui est vraiment différente. Du coup, petit top 5 perso:
    5. Gridlink – Longhena : là je triche un peu vu que c’est plus du technical que du prog, mais Gridlink, c’est quand même une approche assez originale du grindcore, en vingt minutes, les gars envoient tout ce qu’ils ont aussi bien en technique (absolument monstrueuse) que leurs tripe (ce chanteur qui hurle, juste impressionant), et au final ça donne un truc tellement marquant que perso, dès que j’ai vingt minutes de libres, j’ai tendance a me passer l’album.
    4. Persefone – Spiritual Migration : bon là c’est du mélodeath prog, ultra technique, un excellent sens de la mélodie, un chanteur qui excelle dans le chant hurlé et dans le chant clair, bref c’est juste top.
    3. Seventh Wonder – Mercy Falls: là c’est du heavy prog, les morceaux sont en général assez concis pour du prog (le plus long dure 7 minutes et en général ça tourne autour des 4-5 minutes), et surtout, le chanteur de ce groupe a une voix d’une pureté incroyable et en plus il balance des refrains absolument magnifique qui restent directement en tête (écoutez les morceaux Welcome to Mercy Falls et Hide & Seek pour vous faire un avis).
    2. Tout Vektor : J’adore ce groupe, je trouve que techniquement c’est des monstres et que c’est au final un des rares groupe de thrash actuel qui arrive a faire des choses originale avec le genre.
    1. Devin Townsend Project – Deconstruction : déjà de base, Devin Townsend est un énorme génie (je vais éviter de faire un pavé sur le bonhomme mais l’épisode d’Enjoy the Noise qui parle de lui résume bien le bonhomme https://www.youtube.com/watch?v=WrD3E7ayb_U ), mais Deconstruction, c’est la claque monumentale, entre les gros morceaux totalement barré et alambiqué à la Mighty Masturbator et les moments de pure violence comme Pandemic, c’est juste énorme !

    Et pour ce qui est de la discographie, je vais vite fait faire par de mon expérience perso. Je suis un petit jeune comme le dit Rem, j’ai commencé ma collection vers 15-16 ans (j’en ai 21 aujourd’hui) et je suis aux alentours de mon 100eme album (budget étudiant oblige j’ai pas de quoi tout claquer en cd). Donc voila de mon coté, quand j’achete un cd, j’essaye toujours de prendre celui qui je sais me plaira le plus (je n’ai quasiment jamais acheté à l’aveugle). Et en général, je me fiche un peu de la version que je prends (meme si des fois, il y a des réeditions qui sont un peu plus avantageuse, genre la version 2007 de Passage de Samael qui inclut leur ep exodus), d’ailleurs, j’ai jamais trop compris le délire de certains collectioneur qui veulent a tout prix avoir les editions first press, je comprend qu’on veux avoir l’album en physique vu que j’ai aussi cette volonté, mais en quoi le fait que ce soit la first press compte? En général un album sorti dans les 80’s qui est repressé (je sais pas du tout le terme) aujourd’hui par la meme maison de disque et qui ne subit aucune modification, c’est la meme chose non? Enfin voila, ça c’est pour le physique.

    Et quand vous parlez du numérique, de mon côté je crache un peu sur les deezer et autres spotify parce qu’au final… c’est assez incomplets, je me rappelle qu’il y a quelques années je trainais un peu sur deezer et ce qui m’avait marqué c’est que sur certain groupe (il me semble que c’état Stratovarius, pas non plus le petit groupe que personne connait), aucun n’album n’était dispo en entier, genre t’avais toujours un ou deux morceaux en moins. Du coup c’est assez frustrant, et ne parlons pas des petits groupes un peu confidentiel qui eux n’ont aucune chance d’avoir un seul morceau sur ce genre de plateforme.
    Au final il n’y a que youtube ou on peut a peu prêt trouver son bonheur (bien que là aussi certains truc sont introuvables). Et puis bon de mon coté, je télécharge plus ou moins légalement les albums qui m’interresse, et si j’ai l’occasion, j’achete ceux que j’ai écouté et qui me plaisent.

    • metal bla•bla 13/12/2017 at 14:42 - Reply

      R : ah ! Du jeune ! Du témoignage ! 🙂 Comme le dit le Canard dans l’émission, le metal prog ne devient intéressant que quand il s’acoquine plutôt avec d’autres genres. Vektor m’épuise mais les albums récents sont pour le moins intéressants. DTP a effectivement une démarche bien plus prog que d’autres artistes « 100% metal prog ». Connais pas le reste, j’irai jeter une oreille. Concernant la disco, rares sont ceux qui achètent encore à l’aveugle. Ça m’est arrivé sur des groupes dont je suis ultra fan mais c’est vraiment exceptionnel (je pense l’avoir fait pour NoFX). Il y a trop peu de constance dans la qualité pour se risquer à ça et pour ma part j’ai beaucoup donné à l’époque où chaque achat était un risque. Concernant les premiers pressages, c’est un phénomène quasi inexplicable qui existe également en BD où les « EO » (éditions originales) sont recherchées alors qu’elles ne présentent aucune différence formelle avec les suivantes. J’ai déjà discuté avec des amateurs d’une série qui n’en avaient pas tous les tomes parce qu’ils n’avaient pas réussi à les trouver en EO. Ils préféraient ne pas lire que lire la même chose mais pas « imprimé à l’époque ». Le mystère de la collection / spéculative. Ou de la connerie (allons-y gaiement parce que j’ai du mal à trouver un autre terme).
      Merci de ton com’, n’hésite pas à répondre à notre petit sondage si tu as 2 minutes de plus à consacrer à l’émission.

      • Grif 13/12/2017 at 15:28 - Reply

        J’ai déjà répondu au sondage, même si c’est un peu chiant parce que j’ai écouté trop de truc cette année et que j’ai pas encore trop réussi a me faire un top définitif, mais bon on va dire que ce qui est dedans et déjà de qualité.

  7. Abitbol 13/12/2017 at 21:28 - Reply

    Super sujet sur la discothèque ! Et merci de trouver les bons arguments pour contrer ceux qui pensent que c’est une vulgaire collection.

    Je me suis retrouvé sur beaucoup de points et je pense que l’on peut décomposer ça en plusieurs phases.

    Années 80:
    -Avant même mon premier album et sans savoir à quoi pouvait ressembler cette musique, je fantasmais déjà devant le bac hard rock du Leclerc en voyant les jaquettes de Maiden et en me disant « un jour elle sera mienne ! »

    Années 90:
    -Les premiers pseudo tape trading du collège où on passe plus de temps le soir à recopier les titres des chansons et dessiner les logos des groupes que sur ses devoirs.
    -Devenir black listé car on est toujours en train de pomper les autres et que nous on ne ramène jamais rien de nouveau.
    -Les premiers achats avec les étrennes de mamie.
    -Les galères de thunes et l’obligation de se séparer de certains albums (arghh ! Dans ma période Nirvana, j’ai revendu ma K7 de Master Of Puppets pour pouvoir faire le plein de mon 103 SP…)

    Années 2000:
    -L’arrivée du net et des premiers mp3 sur Napster qui amène à une boulimie de gravage en vitesse 2X sur CD vierge à 10F pièces. Après tant d’années de frustration à chercher des albums qui, à l’époque restaient introuvables dans ma campagne profonde, ça soulage !
    -Les premières payes qui nous permettent de régulariser tout nos odieux piratages pour permettre à Lars Ulrich de s’offrir son bar aquarium à requin en or massif (comprendra qui pourra).
    -Les achats compulsifs de discographie complète + live + best of + bootleg obscure avec un son dégueulasse.
    -Les problèmes d’étagères, de stockage et d’encombrement.
    -Se rendre compte lors des déménagements que la majorité des cartons sont des CD et que putain ça pèse lourd !

    Années 2010:
    -Les durs dilemmes de classement par style, par pays, par années, par groupes ?!?
    -Le passage à l’acte de la revente sur eBay, avec la sensation de vendre un rein pour les premiers (sûrement un reste de traumatisme de la vente de mon Master à l’adolescence).
    -Heureux de se séparer de certains mais aussi avoir des regrets pour d’autres en se rendant compte que les enchères s’enflamment et qu’on est en train de revendre une pépite.

    J’approche à grands pas de la quarantaine et je n’ai toujours pas dépassé la barre des 1000 (1500 Mr REM, ouaww ! on veut la photo), ma conso à vraiment ralentie ces dernières années, je suis entré dans ma phase recherche de rareté introuvable et hors de prix donc du coup ça me freine.
    J’ai aussi de plus en plus de difficulté à trouver des nouveautés qui m’emballent vraiment.

    Ok pour Deezer et leurs TAG très approximatifs, c’est vraiment pas pensé pour de l’écoute d’album mais pour de la chanson à l’unité ou en playlist.
    Ok aussi pour cette soudaine mode du vinyles, c’est bien un truc de hipster… Faut savoir que même si on se paie un vieux Black Sab aujourd’hui, ils ont été pressé sur un mastering numérique qui lui même a été tiré de l’analogique lors du passage au CD… Cherchez l’erreur ?!?

    • metal bla•bla 13/12/2017 at 21:59 - Reply

      R : plein de choses en commun. Canard aussi a écrit les titres sur des cassettes et entassé / planqué des BASF et des Maxell NR 90. J’avais développé un certain talent pour reproduire les logos de groupe sur toutes les tables de mon lycée, etc. (qui sait encore dessiner le logo de Dio ?) Concernant ma disco, il n’y a pas que du metal. 54% metal, 26% punk, 21% autre (rock, pop, quelques trucs de variété / classique / jazz). Donc j’ai moins de disque metal (774 à ce jour) que toi :).

  8. Scratch 13/12/2017 at 21:43 - Reply

    Témoignage d’un individu non représentatif de la « nouvelle génération » (je suis né au milieu des années 90):
    De tout mon entourage, je suis le seul à acheter des disques de temps en temps (de noëls en anniversaires, j’approche lentement mais sûrement de la 100aine de cd) et même le seul à écouter des albums en entier et dans l’ordre. Le plus souvent les gens ne comprennent même pas pourquoi je m’obstine, le mode de consommation de la musique a évolué… Comme l’a dit Canard, cette génération préfère les playlists, les recommandations automatiques, l’écoute titre à titre. Ce n’est plus l’album qui est considéré comme l’œuvre finale, complète, mais le titre seul se suffit à lui-même. D’ailleurs il me semble que de plus en plus d’artistes sortent des pistes isolées, et non plus des albums, ou alors arbitrairement regroupés sous forme de compil’. Je sais pas si c’est bien ou pas… En tout cas ça me convient pas personnellement…
    Mais ça n’empêche pas certains d’avoir des connaissances plutôt poussées sur le sujet, de bien connaître l’histoire des groupes, des sous-genres etc. J’ai l’impression que on a plus d’amateurs d’un genre spécifique: par exemple j’ai un ami qui écoute du « Power Metal » (entendre Speed-mélo), qui n’écoute presque que ça et en écoute tout le temps, connait tous les groupes, l’historique… Mais sans tellement différencier autrement que j’aime/j’aime pas. Il aime le genre, définitivement, mais il n’a pas tellement d’échelle de valeurs. C’est plus une connaissance « diffuse » (dans le sens présente un peu partout) plutôt que de prendre le genre par ses points saillants. Et j’ai l’impression que c’est généralement comme ça que ça se passe pour les amateurs de musique de ma génération. C’est peut être une approche plus sensorielle, où on apprécie ou non la musique en dépit absolu de tout contexte, sans autre considération que « le titre que j’écoute en ce moment me plaît ou non »… Je vais essayer de le cuisiner là dessus la prochaine fois que je bois une bière avec lui!

    Pour ce qui est du dématérialisé, c’est quelque chose qui est maintenant inévitable. D’un point de vue matériel c’est quand même tellement plus pratique! N’importe qui peut mettre n’importe quelle musique sans se trimballer en tirant une charrette de cd, + l’accès gratuit à toute la musique du monde… Merde, la nouvelle voiture de ma mère n’a même plus de lecteur cd, ça ne marche qu’en Bluetooth! Et ça m’emmerde parce que j’aime bien construire ma discographie, mais je voudrais pas qu’elle devienne inutile…

    Du coup, je vois la discographie comme une sorte d’acte d’engagement envers l’artiste. Quand je découvre un album, en général ça se passe comme ça:
    – Je l’écoute en entier sur youtube ou un autre site de streaming
    – Si je ressens l’envie d’y retourner plusieurs fois en peu de temps, je télécharge l’album (en payant pour les petits groupes, sans remords pour les plus grands)
    – Si je l’écoute encore régulièrement au prochain noël/anniversaire/autre rentrée d’argent, je l’achète
    Ainsi ne se retrouvent dans ma disco que les albums « absolus », ceux qui me tiennent en haleine suffisamment longtemps, un tri « naturel » se fait dès le départ. Après je me considère plus vraiment comme un passionné absolu de musique, ce n’est plus LA priorité dans mon temps libre comme ça l’était avant (et pour le coup à l’époque j’étais en 100% dématérialisé). C’est le problème avec les passions, c’est chaud d’en avoir plusieurs, et c’est souvent la plus chronophage qui écrase les autres… Bref, ça va me prendre encore quelques années avant de passer la barre des 300!

    • metal bla•bla 13/12/2017 at 21:49 - Reply

      R : toute passion est exclusive, a priori on n’en a pas plusieurs; mais on peut avoir plusieurs centres d’intérêts ou hobbies bien entendu. J’aimerais bien connaître ton critère pour distinguer un « petit groupe » d’un « plus grand ».
      Merci pour ton témoignage « nouvelle génération », c’est éclairant.

  9. Xav_le_ouf 14/12/2017 at 12:24 - Reply

    Hello,
    juste pour vous dire que je me suis autant chier à écouter votre dossier Prog que vous avez eu l’air de vous faire chier à le préparer (et ça s’entendait que ça vous faisait chier aussi d’en parler dans l’émission). Et c’est la première fois que ça m’arrive depuis le début de MBB. Vous ne devriez pas traiter de sujets qui vous désintéresse à ce point.
    Heureusement, tout ça est rattrapé par le sujet discographie que j’ai adoré. Le côté discussion au coin du feu (un peu vieux con par moment, je taquine) est top. Sur le fond, un peu comme Canard je suis passé au dématérialisé par souci d’usage après avoir fait longtemps de la résistance. La voiture reste le seul endroit où je lis des CDs. Même si j’ai la nostalgie de l’époque où je passais des heures dans les bacs à CD de Gibert Joseph, j’avoue que la vie (de famille entre autres) fait que je n’ai plus le même temps à consacrer à ma passion et Spotify est devenu mon ami. Après il n’y a pas tout sur Spotify… Mais clairement selon moi, les jeunes hardos d’aujourd’hui ne PEUVENT pas vivre leur passion comme les jeunes hardos d’il y a 20 ou 30 ans le faisait. C’est pas mieux ou moins bien, c’est juste différent, dans une époque différente. Quant à acheter des CDs, comme ma capacité à vraiment accrocher sur des albums s’amenuise au fur et à mesure des années, mes achats de CDs font de même. Par contre j’ai pas encore passé le cap de la vente de CDs, j’ai été traumatisé plus jeune d’avoir vendu des CDs et regretter et les racheter (oui, faut être con).
    Enfin, j’ai fait mon bon élève, j’ai tout bien rempli le questionnaire. Y’a quelque chose à gagner ???
    Bonnes fêtes !

    • metal bla•bla 14/12/2017 at 13:44 - Reply

      R : noté pour le dossier prog. Même si la passion pour le genre n’était pas là on a essayé d’apporter un éclairage. Mais ce n’était peut être pas suffisant. Comme je le disais dans l’émission, nous avons trouvé la limite du genre quand nous n’aimons pas tous les deux un style. Et comme on arrive au bout de l’exercice aussi je ne pense pas que ce problème se posera à nouveau. Merci pour ton témoignage, je pense qu’on fera une petite synthèse de vos retours au sujet disco / démat etc. C’est intéressant.

  10. Arecdes 14/12/2017 at 16:44 - Reply

    Salut les gars.

    Bon, c’est compliqué cette émission bordel ! Si j’avais su je me serais munis d’un papier et d’un crayon pour tout noter parce que j’ai l’impression d’avoir 20.000 choses à dire (et dont tout le monde se fout probablement) sur à peu près tous les sujets, et je risque d’en oublier plus de la moitié (tant mieux me direz-vous !). Bref, Hey, Oh, Let’s Go :

    Je rajoute ne pas être spécialement un progeux ou quoi que ce soit d’autre, j’écoutes vraiment de tout sans être particulièrement d’une école.

    LE PROG :

    En dehors du fait que vous n’aimez clairement pas ça, j’ai trouvé que vous avez souvent visé à côté. J’ai peut-être mal compris/interprété vos propos, mais de ce qu’il en ressort, j’ai l’impression que pour vous, le prog ça se résume à soit un concept album, ou un héritage des 70’s, ou j’sais pas trop, quelque chose qui se doit d’aller la ou on l’attends pas, que c’est précieux etc.
    Alors oui, y a un côté par définition héritage des 70’s, mais je pense que ce courant s’est affranchis il y a belle lurette de ces racines. Si on prend DT par exemple (en dehors du fait que ce soit génial/nul à chier), c’est vrai qu’ils ont un peu crée un style dans le style, mais DT raconte une histoire dans sa composition. Ils s’affranchissent des structures binaires couplet-pont-refrain. Ils partent d’un point A et arrivent à un point B. Alors oui, c’est vrai qu’au bout de deux albums on sait à quoi s’attendre, qu’il n’y ai pas de construction classique et qu’ils voyagent dans leur compos. Mais dites vous bien qu’on ne peux pas surprendre plus que ça. Vous attendez quoi en fait comme structure?!
    S’il y a une structure, c’est par extension plus du prog. Alors oui, en allant dans ce sens ça crée un certain code dans ce mouvement sans code, mais c’est simplement impossible de faire autrement.

    Au passage ce qui a selon moi crée la rupture chez Dream Theater c’est avec Octavarium et son côté pop « Musesque » à gerber. J’ai vite fait écouté le suivant au cas ou, mais même chose, ils ont perdu quelque chose. Portnoy ?! J’en sais rien et tout le monde s’en fout, moi y compris.

    Un truc qui m’a fait bondir, et les bras m’en sont tombés, c’est lorsque Canard balance que le Metal Prog a plus à voir avec le Free Jazz que du Metal. Allez avouez, c’était un super troll non?! WTF, quel rapport ?! Je ne vois même pas un point d’attache entre les deux. Le Free Jazz c’est un genre de chaos écrit par les Ténors du Jazz suite à la limite qu’ils ont trouvé du style. Le Metal Prog reste rythmiquement structuré, se veut mélodique et technique, proposant comme des enchainements de breaks, mais ça reste dans une recherche évidente et perpétuelle de mélodie. Canard l’avait assez bien abordé dans la précédente émission, mais la, j’ai pas compris.

    D’ailleurs, toujours en rapport à l’émission sur le Néo, je reprends la rhétorique Canadesque (de mémoire). Si le Néo est l’enfant trisomique du Metal, le Prog en est l’enfant autiste. Faut l’assumer les gars ! 😉

    Jsuis bien content d’avoir entendu de votre part Kalisia. Pour la mienne, comme ça a été dit, Persefone les gars. Ce groupe dont tout le monde met un point d’honneur à ne pas connaître !

    LA DISCOTHEQUE :

    A ma grande honte, j’ai une disco physique dont j’ai presque honte de posseder tellement elle est chiche (histoires de jamais de pognon, ce dernier dépensé ailleurs, blablabla). Donc je crois que déjà début 2000 j’ai cédé (haha… mouais…) aux mp3. Donc je suis plutôt génération Canard, la trentaine, mais pour autant mon utilisation (honteuse, je le répète) du support dématérialisé est chouchouté comme une discothèque. Je choisis soigneusement mes albums via soit des discussions entre potes, soit via NIME et autres, ils sont classés par groupe, puis les albums avec les années.
    Quand vous en parliez je me suis un peu retrouvé au milieu des 2. Le côté collectionneur, mais en dématérialisé. Je vais pas sur Spotify ou Deezer, c’est très rare quand je laisse tourner une playlist en auto drive sur Youtube (le peu de fois ou ça arrive c’est au boulot). Je suis une bête hybride, que suis-je?! (T__T)

    Après la limite du truc c’est que c’est la facilité, c’est gratos et je contribue pas à sortir nos artistes talentueux de la merde dans laquelle ils sont, à trimer et tout, mais à côté j’en aide d’autres dans l’industrie du Comics. Ca n’en fait pas de moi un moindre connard, mais je tenais à cette précision.

    PAS QUE LE METAL

    Je sais plus si le Canard ne faisait des références qu’à des films Franco-Français sur le pinard, mais y a « Une Grande Année » de Ridley Scott qui en traite avec Russell Crowe et Cotillard. C’est pas révolutionnaire, mais c’est sympa.

    Voilà fini, désolé du pavé, je recommencerai pas promis. Encore merci de vos efforts pour nous fournir cette émission de qualité. Passez de bonnes fêtes blablabla, et à l’année prochaine les gros tas !

    • metal bla•bla 14/12/2017 at 22:00 - Reply

      R : on reprendra probablement une partie du pavé dans la prochaine émission pour donner une précision sur le jazz. Concernant le soutien aux musiciens, oui c’est problématique de ne pas acheter la musique dans le monde du metal (ou du punk d’ailleurs) parce qu’on parle pour la grande majorité de groupes non pros. Et c’est dur de continuer avec peu de ressources. Et se dire oui mais je soutiens le comics ne « rattrape » malheureusement pas. Mais je sais aussi qu’on ne peut pas avoir de l’argent pour tout. C’est compliqué. Et on est pas un connard pour autant. (t’as vu, j’apprends la nuance ! 🙂 ) Merci pour ton long développement en tout cas. Et promis on va jeter une oreille à Persefone dont tu es le deuxième à me parler cette semaine.

  11. Hoover 14/12/2017 at 21:48 - Reply

    Salut. Intéressant le sujet discothèque. Quand j’étais plus jeune j’étais persuadé qu’une belle discothèque avait forcément énormément de CD, et j’investissais à fonds perdus pour des albums que pour la plupart j’écoutais à peine (j’ai quand même fait des pics à 20 ou 30 par mois) et de nouvelles tours Ikea que je me trimbalais en train depuis le fin fond de la banlieue parisienne. Je suis complètement revenu de ce consumérisme idiot. Je n’ai plus que 600-700 CD en mettant de côté les vinyles, soit probablement à peine un tiers de ce que j’ai acheté dans ma vie, et c’est encore au moins une centaine de trop par rapport à ce que je connais et apprécie réellement. Le côté collectionneur m’empêche de finir le boulot: je rechigne à virer les mauvais albums des grands groupes comme AC/DC ou Motörhead… Je suis d’accord pour dire qu’en dessous d’un certain nombre d’albums on n’est pas un passionné, mais je pense aussi de plus en plus qu’on ne l’est pas non plus quand on a une trop grosse collection (on bascule dans la superficialité). Après sur la démat, j’en suis ultra client en dépit de mon grand âge. 99.9% de la musique que j’écoute est en mp3. Ca ne m’empêche pas d’avoir aussi besoin d’avoir chez moi un objet CD ou vinyl pour les albums que j’aime. C’est parfaitement irrationnel vu mon mode de consommation de la musique et le prix du m2, mais ça m’aide à me sentir chez moi par un ressort psychologique que je ne m’explique pas bien. S’il y a bien une chose que je ne pourrais pas complètement dématérialiser c’est ma discothèque. A une prochaine et longue vie à MBB! Hoover

    • metal bla•bla 14/12/2017 at 21:53 - Reply

      R : oui, beaucoup ce n’est pas forcément mieux. Y a toujours le problème du taux de rotation des disques etc. Comme toi je ne pense pas qu’empiler à l’infini soit très intéressant.

  12. Balou 14/12/2017 at 21:54 - Reply

    Dossier prog plutôt intéressant. Même si vous n’aimez pas le style, vous essayez de donner des arguments. Je ne partage pas tout mais cette idée que ce dernier doit surprendre et ne pas rentrer dans un schéma répétitif à la Dream Theater, je peux l’entendre. Bon après moi j’aime bien DT, donc je suis irrécupérable sans doute.

    Au sujet de la disco, c’était passionnant. Pour info, moi j’ai 27 ans, 180 albums et je pensais déjà être dans le cercle des « fracassés » de musique (évidemment sans compter les disques gravés).
    En tant que féru de musique, je peux me retrouver à acheter énormément d’albums mais je fais toujours attention à me mettre un certain budget. L’achat compulsif reste mesuré. J’en suis à 20-30 albums par an et j’achète seulement en dématérialisé si le CD ne se fait pas ou que l’import est cher. (95% physique, 5% démat ).

    Avec internet, je n’ai jamais été en manque de musique donc je n’ai pas eu cette peur dont parle Canard. Cela ne m’empêche pas d’avoir eu une connexion tardivement (2006-2007) et de moi aussi considérer qu’il faut écouter un album en entier, dans l’ordre de la tracklist. Cela a souvent un sens et si elle est bien faite, c’est comme un film qui se déroule de façon fluide et logique.

    Sinon, pour moi ma discothèque fait partie intégrante de mon identité. Mes CD me définissent et ont tous une raison d’être. Comme l’a dit Scratch, mes disques sont « absolus »: je les ai écouté, réécouté, « reréécouté » pour qu’ils rentrent dans ma disco. Quand j’achète un album, c’est à 80 % sûr que j’ai écouté des extraits ou que je l’ai écouté en entier.
    D’où la différence entre l’achat à l’aveugle (pourtant la surprise à du bon) et celui en toute confiance.

    J’achète pour soutenir la création artistique et les petits artistes globalement.
    Je me déçois parfois de connaître un album quand je l’achète mais comme vous, je ne conçois pas de tout posséder. Si le disque est nul, il n’ « existe » pas. C’est radical.

    Pour ce qui est de la playlist, je n’en ai pas besoin. J’essaie actuellement Deezer; et l’algorithme censé trouver des artistes à partir de mes goûts, n’est pas efficace. Je reste à creuser moi-même en allant sur des sites spécialisés.

    Quant au streaming, je préfère posséder un disque que simplement le louer. Au moins je suis sûr de la qualité du son contrairement à ces services de musique qui ne proposent pas forcément les débits annoncés.
    Et puis comme l’a dit Rem, Deezer à parfois de mauvaises dates (à cause des rééditions ?) ou encore, manque d’infos sur les compositeurs.
    Ce qui est certain, c’est que le streaming musical n’est pas viable financièrement pour l’instant.

    Toujours est-il que vous faites du super boulot et que c’est un plaisir de vous écouter. Continuez comme ça les gars !
    PS: Merci à Canard pour les chroniques sur Nightfall, ça m’a justement permis de ne pas acheter n’importe quoi.

    • metal bla•bla 14/12/2017 at 22:02 - Reply

      R : entre des com’ de ce genre et les réponses au sondage, on apprend pas mal de trucs sur la nouvelle génération de fans de metal (et sur nos auditeurs par la même occasion). On va débriefer tout ça en janvier mais c’est super intéressant. Merci à toi.

  13. CLEM du CHILI 15/12/2017 at 14:44 - Reply

    Salut à tous !

    Je suis né début des années 80. Merci pour votre dossier, je suis retourné un moment en arrière ! avec plaisir !
    J’ai eu ma collection de CDs, j’ai classé rapidement par genre, puis ordre alphabétique, puis chaque album dans l’ordre de parution des albums. Seul moyen pour avoir je trouvais une vision d’ensemble de la carrière de l’artiste, de son évolution. Et puis une discothèque comme vous l’avez dit, c’est un peu un reflet d’une partie de sa vie. C’est pour ça que j’ai du mal à me séparer de mes CDs. Ma discothèque représente un certain fil conducteur. Bien évidemment il y a des « erreurs », de choses que clairement je n’écoute plus du tout ou bien que je n’ai écouté qu’une seule fois, mais c’est un cheminement « ma vie musicale ». J’ai acheté certains trucs au hasard, parce qu’il y avait une promo par exemple. On tombe parfois sur des pépites, parfois sur des horreurs 😉 Je n’ai pas honte aujourd’hui d’avoir l’album Portraits d’EVOL 😉 c’était il y a 20 ans, je cherchais, découvrais…
    Il est vrai que je pourrais trier et mettre de côté ce que je n’écoute plus, mais j’aime bien garder cette « vision » historique. On se retrouve donc par là à avoir par exemple tous les Maiden. Non pas pour montrer ou faire croire qu’on aime tout, mais parce que j’ai tout voulu connaitre et écouter.
    J’aime beaucoup aussi découvrir les livrets, suivre les paroles, regarder les photos. Il y a dans le CD la musique mais aussi un « objet ». Et ça a pour moi une importance. J’aime quand un artiste y a passé du temps, c’est une forme de respect pour l’auditeur aussi, une démarche globale d’envie de tout bien faire. Enfin c’est ma vision

    Aujourd’hui je suis passé au numérique pour 2 raisons : voiture non équipée du lecteur CD et seulement prise USB/jack, et déménagement à l’étranger. Du coup j’ai copié l’ensemble de ma discothèque CD sur iTunes. J’ai gardé la même logique que sur l’étagère, en faisant ça bien 😉
    On peut classer par genre sur iTunes, mettre et corriger soi-même la date de parution de l’album, télécharger la bonne pochette…etc… du coup sur l’écran j’ai rapidement une vision d’ensemble même si je préférais les bonnes vieilles étagères.
    Du coup le numérique aujourd’hui permet toujours de garder une logique, un classement, une démarche « intellectuelle », bref une discothèque mais informatique. C’est juste une question de choix. Mais j’ai gardé cette logique sûrement aujourd’hui car j’étais auparavant CDs. Petite anecdote : quelle galère quand il n’y avait plus de place dans les colonnes ou étagères et qu’on devait insérer un nouvel album : fallait tout sortir et décaler 😉

    2 approches donc, la discothèque parfaite pour soi avec uniquement ce qu’on aime et ce qu’on peut « défendre » ou sa discothèque représentative de son cheminement musical et de découverte, chanceuse ou non.

    Je ferai un autre petit post pour le progressif. Je suis très client d’une partie de ce que fait Dream Theater, mais pas de tout, pas de fanatisme aveugle. Je vous ferai partager.

    En tout cas, très bon dernier podcast, je ne me suis pas ennuyé du tout, même si vous n’êtes pas fan de prog, c’est toujours dans un état d’esprit constructif, et de connaisseur !

    à plus,

    • metal bla•bla 15/12/2017 at 15:36 - Reply

      R : c’est vrai qu’on a plus parlé des plateformes de streaming que d’iTunes ou de gens qui comme Joc dans l’autre commentaire rippaient eux mêmes leurs CD, ce qui reste effectivement LEUR disco.

  14. joc 15/12/2017 at 15:27 - Reply

    Bonjour bonjour,

    Bon, fallait que ça arrive, je ne me suis pas trop retrouvé dans votre top. Je connais vos goûts pour le style, donc je suis pas surpris, mais par moment, y a une forme de condescendance envers le style un peu gênante. Pourtant, je comprends vos arguments. J’en approuve même certains. Mais le fait que, pour la première fois, vous abordez un thème que vous détestez tous les 2, et du coup ça manque d’éléments contradictoires. Vous essayez de temps en temps de contrebalancez en trouvant des points positifs, mais après le lapidaire « Je comprends même pas qu’on puisse écouter ça », ça fait un peu léger… 🙂

    Mais encore une fois, je comprends les arguments, surtout ceux sur le fait que ça ne peut pas être prog si ça suit un schéma balisé. Et le fait est que DT, pour ne parler que d’eux tourne grave en rond depuis SFAM. Donc DT a perdu de son intérêt depuis que Rudess est arrivé. C’est logique, je le supporte pas. Il tient plus de l’animal de foire que du musicien. Même si il comme tous les autres, très sympa au demeurant.

    En tous cas, vous avez quand même réussi à sorti des tops qui tiennent la route tout en restant fidèle à vos goûts. Chapeau.

    Pour la disco, bon, je suis de la génération de Rémi, donc je me retrouve complètement dans ce qu’il dit. On a eu le même « parchemin de vie »…. 😀 . Je n’ai par contre pas pu me résoudre à revendre des CD. Par peur de m’en séparer, évidemment, mais aussi par fainéantise. J’ai certains albums en double (par erreur, achat impulsif alors que je ne me souvenais plus que je l’avais) et les doubles sont toujours sous plastique dans mon armoire. Je dois sûrement attendre qu’ils prennent de la valeur… 🙂 Donc j’ai actuellement plus de 1100 CD, grande majorité de metal, dont certains que je n’écouterai probablement, plus jamais. Un jour je serai fort… 🙂

    Pour ce qui est de mon rapport au dématérialisé, j’ai eu assez tôt un lecteur MP3 et l’idée de pouvoir emporter une petite partie de ma discothèque m’a rapidement séduit. Mais je reste fidèle au CD. Ma disco est super importante. J’y tiens énormément. Et je continuerai d’acheter des CD toute ma vie. Par contre, j’utilise depuis un moment mon compte google (je suppose qu’itunes fait pareil) pour stocker tous mes disques en formant numérique dans le cloud. Du coup, c’est complètement dématérialisé, mais ça reste MA discothèque. Pas celle que Deezer ou Spotify me suggère. Et j’ai fait l’effort de ripper chacun de mes CD et de les uploader chez Google. C’est de la névrose, ça prend un temps fou, mais j’y tenais. Ca me permet d’accéder à ma discothèque en ligne depuis partout. Y compris les CD introuvables enregistrés par des potes étudiants qui sont bien évidemment introuvables ailleurs.

    Voilà voilà.

    Bon, et bin, à l’année prochaine alors… 🙂

    • metal bla•bla 15/12/2017 at 15:37 - Reply

      R : pas de souci pour le prog, d’où notre préambule. On a pas parlé de la version « je rippe ma disco » effectivement. Parfois nécessité fait loi.

  15. Modrigue 15/12/2017 at 15:36 - Reply

    Bonjour messieurs et merci pour cette émission encore une fois très intéressante,

    Juste quelques petits points :

    – Si on se place dans l’optique « Prog = innovation », je rajouterai un groupe pas souvent cité mais assez influent, dans lequel a officié Lemmy : Hawkwind. C’est prog, car il y a des sonorités retro-SF innovantes pour les 70’s, des instruments tel que le saxophone ou le violon « qui n’ont rien à foutre là », des morceaux longs, planants, d’autres courts, énervés, une pulsation, des albums-concepts, etc… Et c’est metal, car c’est un peu un mix entre le Sab’ et le Floyd, en plus guerrier. Pour moi, un groupe majeur du space-rock, voire space-metal 70’s, précurseur du stoner, avec aussi des morceaux un peu punk avant l’heure… Donc ca pourrait rentrer dans ma vision perso du prog metal, bien plus que les suiveurs de DT en tout cas

    – Etant un peu fan de prog moi-même, je partage néanmoins aussi l’idée que beaucoup de groupes actuels « dits prog » se sont enfermés dans l’idée qu’ils (et que la majeure partie du public prog) se font du prog, délaissant le coté innovant, expérimental, « jamais entendu » pourtant à l’origine du mouvement. Cependant, n’est-ce pas juste un symptôme du manque de renouvellement actuel dans le rock dans sa globalité, voire de la difficulté de la musique populaire occidentale en général à se renouveler ? Si on regarde ces dernières décennies, le rock’n’roll a engendré le rock, le hard rock, le metal, le prog, sur le quel le punk s’est bâti en opposition, etc… Je simplifie volontairement pour qu’on comprenne l’idée générale: les courants se sont bâtis successivement en accentuant une partie d’un genre précédent ou au contraire en opposition totale, ce qui provoquait la rupture, le « jamais entendu », ainsi que les guéguerres musicales entre générations. Depuis les années 2000, j’ai l’impression qu’il n’y a pas l’émergence de véritables nouveaux styles musicaux, et moins de guerres de chapelles. Je me pose souvent la question: est-on arrivés au bout des musiques occidentales ? Ou alors c’est juste qu’il n’y plus de prise de risque ? La prochaine rupture viendra peut être d’autres continents, comme ce qui pointe le bout de son nez dans le domaine vidéo-ludique avec des jeux africains, sud-américains…

    – Etant trentenaire avancé, j’ai été à cheval sur l’époque CD/mp3. Ma discothèque est à la fois physique et virtuelle. Je dois avoir une 500aine de CDs, rangés par « style » par étagère, à peu près équivalents à ma bibliothèque sur Deezer, chaque album ayant été sélectionné soigneusement. Et si l’album sur Deezer contient des bonus tracks dont je ne veux pas, je créé une playlist avec l’album « pur ».

    – Justement, pour finir, au sujet des rééditions/remasters d’album, un aspect que vous n’avez pas abordé est le livret. Dans certains cas, il peut contenir de nouvelles photos et interviews inédites, des anecdotes sur la création de l’album, les technologies employées à l’époque, les inspirations, avec un joli packaging quand c’est bien fait. Là il y a une valeur ajoutée.

    Sur ce, bonnes fêtes !

    • metal bla•bla 15/12/2017 at 16:05 - Reply

      R : je pense en effet que la musique est arrivée en fin de parcours, un peu comme la peinture. Merci pour tes réflexions.

    • Arecdes 18/12/2017 at 15:34 - Reply

      Concernant l’évolution du Metal depuis les années 2000, je dirais même que depuis cette dernière décénnie on est passé à un genre de Metal Chimérique qui n’a rien de bien définit. C’est peut-être une vision pas très globale par rapport à mes écoutes, mais je dirais que les groupes actuels ont intégrés les genres/grandes familles et en recrachent un Metal qui allie un peu tous les aspects. J’entends par exemple des riffs heavy/thrash, du chant death/black voire 3 types de chants… J’sais pas. J’aime étrangement beaucoup le Metal actuel qui est fluide, technique et relativement bien foutu.

  16. Kommander 15/12/2017 at 17:57 - Reply

    Tiens j’ai envie de « y a pas qu’le metal dans la vie ».

    Un truc rapide sur l’autre intoxication d’actu en ce moment : La Guerre des Étoiles, épisode VIII. Alors déjà pour couper court, le titre est bien celui en VO : The Last Jedi. Le Dernier Jedi.

    Je compte aller le voir la semaine prochaine, mais je suis assez amusé que cette saga retombe toujours sur ses pattes et revienne sur plein d’idées de départ. A la base, Georges Lucas voulait faire trois trilogies et pour le coup, voir ce que ça nous emmène vers l’épisode IX semble raccord. Après, oui, il y a eu Rogue One, mais on va dire que c’est à part : je n’en veux pas à ceux qui s’en foutent car c’est une histoire dont peut deviner assez facilement. Sachez seulement qu’une scène a été grandement encensée, considérée comme la meilleure bataille spatiale.

    D’ailleurs, à ce propos, il est un fait que j’ai du mal à tourner. Je me demande d’où vient le désamour de la Trilogie des Années 2000 alors que la méthode est exactement la même que pour la Trilogie Originale. Même au niveau du résultat, quand on regarde La Revanche des Siths, il y a quelque chose. De quoi dissiper certains malentendus.
    La victoire du numérique sur l’analogique ? FAUX. La Menace Fantôme et La Revanche des Siths blindée de 35mm et de décors réels. Au reste, c’était les balbutiements : Lucas s’est jeté à l’eau en regardant Jurassic Park. C’est le VII qui est tout au numérique.
    Lucas dirige les acteurs comme un pied ? FAUX. Ce n’est pas « il ne sait pas diriger ses acteurs », c’est « il dirige les acteurs d’une manière à laquelle les gens ne sont plus habitués ». Les batailles spatiales sont une référence aux films d’aviation comme Mission 633, la course de pod-racers à la course de chars dans Ben-Hur… et la direction d’acteurs, Buck Rogers. Les sériels des années 30, qui sont beaucoup plus kitsch et théâtraux. C’est bien pour ça que Alec Guiness, Peter Cushing et Christopher Lee sont les meilleurs et qu’Harrison Ford, nourri à l’Actor’s Studio, se plaignait des dialogues et du reste. C’est l’influence fondamentale de Star Wars : Flash Gordon. Même plus que Kurosawa, le Seigneur des Anneaux. Et même hors, il faisait autrement : moins jouer avec THX1138 (un des meilleurs films SF, à voit en VO pour le coup) ou improviser avec American Graffiti.
    Ce qui est très marrant, c’est à quel point la VF et la VO se répondent : Guiness et Cushing c’est en VO, Leia/Solo c’est en VF, le « NOOO » d’Anakin/Vador en VF, et McDiarmind en VO. C’est marrant.

    Et je ne parle même pas des duels de sabre : comment peut-on trouver le IV meilleur à ce niveau-là ? Ce n’est même pas une question de contexte : quand on le compare à des films de cape et d’épée sortis avant, ça fait mal au cul. L’Empire Contre Attaque a bien corrigé le tir : un duel plus vif, un des moins chorégraphiés (mais quel duel l’est plus que celui de Dark Maul ?) mais si intense. Chaque coup est mortel si l’adversaire ne fait pas attention.

    Cela dit, mon préféré c’est le Retour du Jedi malgré une première partie trop longue. Et surtout Harrison Ford qui attend de toucher son chèque. Il est pas mal dans le VII vu qu’un réalisateur (J.J. Abrams) le dirigeait de manière plus moderne. Et je trouve La Menace Fantôme assez sous-estimé par rapport à… disons, l’Attaque des Clones où ils ont retiré tout ce qui était intéressant entre Padmé et Anakin.

    Par moments, j’ai l’impression que c’est une question de nostalgie plus que de qualité. Ou pas. Je verrai en allant voir le VIII. Que la Force soit avec vous.

    K.

    • metal bla•bla 15/12/2017 at 23:34 - Reply

      R : la première trilogie est meilleure parce qu’elle est cohérente (outre le fait qu’elle crée une mythologie). La deuxième ne l’est pas (faut pas revisiter le passé sans relire son scénar les gars), elle est mal écrite et sa dramaturgie n’est pas tenue alors que le sujet (comment nait le mal) était génial. La première trilogie parlait de foi et de magie, de nature et de destin, la deuxième parle de science et de commerce. La première trilogie était une création qui vendait des produits dérivés, la deuxième est un produit dérivé qui ont pour prétexte un film. La troisième est forcément de la merde. Parce que « 3 », parce que « Disney ».
      J’ai vu SWIV en salle à sa sortie, je suis de la génération Star Wars et cette licence me sort par les trous de nez. Je n’en peux plus des vannes SW, des détournements SW et du soit disant culte SW. J’ai la première trilogie SW en DVD. La série de DVD avec les versions originales non retouchées (Han Solo tirera toujours le premier chez moi, personne ne marchera jamais sur la queue de Jabba et Francis Lax sera éternellement Solo).
      Préférer « Le retour du Jedï » c’est un peu comme dire que son Megadeth préféré c’est « Youthanasia ». Bon disque mais ni le meilleur ni le plus représentatif. Trop d’ewoks 🙂
      Stay clean.

  17. Kamil 16/12/2017 at 12:18 - Reply

    Yo les gars,

    Un podcast bien cool comme d’hab.

    Une petite réaction sur dream theater.

    Petite précision, je suis pas un fondamentaliste de DT ni un fan inconditionnel

    y’a plein de trucs qui me saoulent dans le groupe: la voix sur certains morceaux, les mélodies mièvres parfois et le fait qu’il y ait sur chaque album des morceaux trop cheesy (surtout sur le dernier album) dont on se passerait.

    Et j’ai rien contre le fait qu’on les critique ou qu’on les moque. J’ai d’ailleurs découvert M Canard comme ca. Je suis tombé sur ses nouvelles sur DT et ça m’a tellement fait marrer que j’ai lu toutes les nouvelles.

    Par contre les arguments que vous avancez pour les décrier ,je vous suis pas:

    – pas métal: je comprends pas. Je crois que y’a le son, la technicité, l’énergie
    – jazz, free jazz: comprends pas non plus. Surtout free jazz. C’est vachement écrit dream theater. En concert le solo sera le même que sur le cd. pas d’improvision. je vois pas du tout l’esprit jazz du délire.
    – pas de compos: comprends pas non plus. A la limite trop de compo je veux bien. C’est qd meme riche en harmonie et en riffs.
    – pas de riffs accrocheurs: y’a tellement de riffs que c’est un peu trop général comme critique à mon sens. ca reste subjectif
    – pas prog: tout dépend ce que t’entends par prog. Dans les structures au moins difficile de pas considérer que c’est prog. pour moi le terme « prog » renvoit à un détachement des règles du format couiplet-refrain surtout et du format radio.

    J’ai pas votre culture musicale, mais je connais pas un groupe qui sonne comme eux, ce qui est une qualité et une force pour un groupe.

    Quant à la remarque de Monsieur Canard sur le fait que c’est devenu particulièrement mauvais depuis Systematic Chaos: je crois qu’ils sont signés sur road runner record depuis cet album. Ca a peut etre un lien. C devenu plus « metal moderne » depuis cet album. Y’a au moins un morceau taillé pour la radio avec un riff simple depuis cette période sur chaque album.

    Pour ma part, ce que je reproche à Dream Theater, c’est (à part les moreceaux cheesy qui font chier) l’absence de cohérence parfois sur les enchainements. Depuis quelques album (le dernier mis à part), je trouve que les passages musicaux sont cools mais que ça fait copier coller de plans qui n’ont pas grand chose à foutre ensemble.

    Dans l’album Metropolis ou six degrees (que j’adore) je ressentais pas ça. Y’avait beaucoup de plans comme d’hab, qui pouvaient surprendre, mais les enchainement étaient cohérents.

    Pettrucci est devenu surtechnique depuis Train of Though (les solos en picking à 100 à l’heure) parfois au détriment d’une certaine musicalité mais ça reste un putain de guitariste vachement intéressant.

    Je pense que Dream Theater est une zic de zicos. Je ne connais personne qui écoute ça qui ne soit pas musicien. C’est peut etre aussi ca le truc… Il faut peut etre une oreille un peu plus éduquée pour arriver à apprécier (je dis pas ça pour vous bien sûr mais en règle général).

    Voilou

    Et encore merci pour les podcasts. Hâte d’écouter le prochain

    • metal bla•bla 16/12/2017 at 14:06 - Reply

      R : l’aspect jazz se retrouve dans certains riffs plus qu’effectivement dans le côté impro. Musique pour musicien, peut-être effectivement.

  18. CLEM du CHILI 19/12/2017 at 19:14 - Reply

    Salut,

    Mon second retour sur ce dernier Podcast. Cette fois-ci concernant Dream Theater.
    J’aime surtout de manière général quand c’est mélodique. Je n’ai jamais accroché aux premiers DT. Je suis pourtant assez fan de certains titres, plutôt issus des derniers albums. Parce que simplement DT est de plus en plus mélodique.
    J’ai tenté de faire mon best-of, en 10 titres seulement, pas un de plus.
    Ces dix titres sont ceux que j’écoute le plus, je considère donc que c’est certainement mon best of, à ce jour.
    Peut-être REM y trouveras-tu cette fois ton compte, CANARD moins sûrement, on est loin de SLAYER ici 😉

    http://www.deezer.com/playlist/3930446306?utm_source=deezer&utm_content=playlist-3930446306&utm_term=15330635_1513706776&utm_medium=web

  19. Fitz 20/12/2017 at 15:00 - Reply

    Salut!

    Merci pour le podcast, chaque épisode est un évènement incontournable pour moi.

    Petite question sur le dossier prog: la description proposée est une recherche d’innovation dans la musique, et je suis toute à fait d’accord, donc ne s’agit-il pas plutôt d’une approche ou philosophie qu’un « genre » proprement dit? Les exemples des débuts de musique populaire progressive donnés dans l’émission me semble illustrer ce point: Sgt. Pepper, Pet Sounds et Cie aujourd’hui sont classés quand-même dans le canon « pop », malgré la progression considérable qu’ils ont apporté.

    MUSIQUE DIT « PROG »
    Il me semble que l’étiquette prog est apparue au moment où, force peut-être de s’être bien servi de ce qui était « facile » à chercher comme innovation dans le pop/rock (e.g. instruments d’autrefois (clavecin, quatuor à cordes, flutes), arrangements jazz classique), ou des innovations qui semblait intégrables dans une musique qui restait facile d’appréhension, les artistes sont allés chercher de l’innovation dans des aspects tels la mesure et les accords, créant une musique parfois moins facile à appréhender pour certains (Genesis, Yes, ELP). Ce type d’innovation a lancé une course aux armements de la technicité musicale. La plupart du métal prog aujourd’hui me semble bloqué dans une recherche de technicité élevée, alors que ce qui reste à dire sur le sujet est extrêmement limité et le potentiel pour une vraie innovation aussi du coup. Il y a analogie avec la recherche des extrêmes de vitesse et de violence dans le black et le death, qui semblent arriver à la limite du possible, dont on a parlé dans un dossier précédant. Ce qu’on classifie aujourd’hui métal prog ne peut pas être copie confirme du metal prog d’hier et on doit parler plutôt de « métal technique ». Ou peut-être de « métal branlette ».

    MUSIQUE PROGRESSIVE
    J’adhère à le définition proposée dans l’émission, ce qui exclurait beaucoup des groupes aujourd’hui classés metal prog, puisque répétition n’est pas progression. La classification prog devrait donc, contrairement aux classification de genre, changer avec les années et ce qui était prog en 2016 ne peut plus être le prog en 2017. Des exemples du prog en 2017 serait du coup pour moi Zeal and Ardor (fusion electro/black/chanson d’esclavage USA) ou Enslaved (e.g. intégration de saxophone dans la métal extrême), qui sauf erreur de ma part créent des assemblages ou des arrangements qui simplement n’existaient pas avant. Dans chaque dossier MBB, la narration des débuts de genre sonnent pour moi comme des contes du prog de l’époque : on ne peut pas dire qu’aujourd’hui Gamma Ray fait du prog, mais Helloween en 1987, c’était du prog ; tout comme Led Zeppelin en 1971 ou SOAD en 2001.

    Meilleurs vœux pour les fêtes et j’ai hâte d’écouter la cuvée 2018

    • metal bla•bla 22/12/2017 at 14:27 - Reply

      R: je crois qu’on est assez raccord sur la notion de prog effectivement. Merci pour les voeux, bonnes fêtes, MBB version 2018 mijote à feu doux !

  20. rivax 21/12/2017 at 15:53 - Reply

    Emission très cool mais j’avoue, j’ai décroché après dix minutes du thème prog. Je trouve le début intéressant, l’explication sur les racines est vraiment bien (je n’avais jamais réfléchi à la mutation du son des Beatles sous l’angle Prog, merci pour ça). En revanche dès que vous êtes passés au Metal, vous m’avez paumé vu que je n’écoute pas du tout de Prog, voire que le genre me fait un peu peur. J’ai en revanche un peu tâté du Djent mais je trouve que la plupart des groupes qui se revendiquent Djent jouent jusqu’à plus soif les trois mêmes riffs syncopés et progressions harmoniques chaotiques… du coup, c’est un peu une arnaque.

    Evidemment merci pour vos remerciements, ils me vont droit au cœur, d’autant plus que vous avez déniché le billet sans que je vous le partage (hé hé hé).

    Comme un autre auditeur, je pense Rem que tu aurais dû lire ton édito « Jojo » un peu moins vite, histoire qu’on en profite mieux parce que sur le fonds, ce que tu dis est très juste. D’expérience, les méchancetés mettent quelques jours à émerger. Je me rappelle, à la mort de Guy Lux (en 2003, merde c’est loin), au début c’était le concert de louange à ce grand homme de télé et au bout de quelques jours tu avais des gens qui disaient que « quand même c »était un gros con »…

    • metal bla•bla 22/12/2017 at 14:25 - Reply

      R : Désolé de t’avoir fait décrocher sur le metal prog. On a p’têt pas été super bon du coup 🙂 On fera mieux l’année prochaine. Le billet était un test un peu improvisé. On renouvellera probablement l’expérience (on est en train de travailler sur les nouvelles rubriques possibles) et on tiendra compte des premières remarques bien entendu.

  21. Paddy 22/12/2017 at 12:30 - Reply

    Salut les gars.

    Très intéressant comme d’habitude.

    les limites du prog sont pas toujours faciles à poser… prog à 100% ou partiellement (ou pas?), j’adore les groupes suivants, si vous avez envie de tendre l’oreille…..

    > While heaven Wept
    > Anubis Gate
    > Pain of salvation

    • metal bla•bla 22/12/2017 at 14:23 - Reply

      R : j’ai un album de While Heaven Wept, Vast ocean lacrhymose. Pas mal du tout. Pour moi c’est surtout du doom atmo mais il y a un côté pinkfloydien. PoS on en a parlé, groupe de qualité mais on n’y arrive pas. Anubis Gate, j’ai écouté quelques titres de mémoire et noté dans ma tête « pas pour moi » mais je n’ai pas de souvenir précis.

      • paddy 22/12/2017 at 20:14 - Reply

        WHW / Vast Ocean L, assurément un album majeur !!! 🙂

        Tiens sinon, tant que j’y suis … un prog original qui m’avait marqué à l »époque : Myrath.

        Merci à vous,et vivement la suite !

        Paddy

        • metal bla•bla 23/12/2017 at 10:28 - Reply

          R : Myrath, non merci ! 🙂

  22. Modrigue 23/12/2017 at 09:07 - Reply

    Je suis tombé sur un livre qui s’appelle « Inoxydable – La Bible du Metal » :
    https://www.lalibrairie.com/livres/inoxydable–la-bible-du-metal_0-4458939_9791030102161.html
    Pendant un instant, j’ai cru que c’était M. REM l’auteur 😀

    Sinon, pas de Floyd dans la playlist Deezer ? « One of these days » est originale, pas longue et un peu metal je trouve…

    • metal bla•bla 23/12/2017 at 10:29 - Reply

      R : non je ne suis pas l’auteur. Marrant. Pas de Floyd parce que j’ai du oublier d’en mettre. Ou parce que c’est pas vraiment un groupe prog ?

  23. Éric D 23/12/2017 at 19:04 - Reply

    Félicitations pour votre article sur la discothèque, c’est un sujet qui m’interpelle énormément et vous l’avez à mon avis merveilleusement abordé.

    Pour camper le contexte, je suis dans le début trentaine et ma discothèque oscille autour de 400 CDs (je ne les ai pas comptés et je ne tiens pas de fichier Excel… Je sais, je suis un putain de false).

    J’ai grandi à la fois avec les cassettes copiées, les CDs gravés puis le MP3 à la fin de mon adolescence. Sans avoir vécu le « tape-trading » j’ai quand même connu une relative rareté à l’époque pour trouver de la musique lorsque je me suis mis au métal en 2002.

    À l’époque j’étais aux études pas de gros budget, et au Québec les albums de Speed Mélo (principalement de labels européens) étaient considérés comme de l’import et vendus à très fort prix (30$, soit 20 euros). L’accès à Internet haute vitesse était plutôt rare, télécharger un album pouvait presque tenir de la chance (ou des amis qui connaissent les bons sites).

    Le fait d’être entre deux époques (le pré-Internet et le streaming) m’a permis de monter ma discothèque sélectivement en lisant les infos sur Internet, et en faisant des premières écoutes via téléchargement illégal. J’ai très peu d’achats impulsifs et plusieurs achats ont une histoire (acheté en voyage, à un concert, à un prix dérisoire dans une vente débarras, etc.).
    J’ai plusieurs éditions limitées car c’est souvent ce qui est disponible en téléchargement et je n’hésite pas à débourser plus si j’apprécie les bonus tracks ou le contenu supplémentaire. Encore là, c’est presque toujours après une première écoute et rarement acheté à l’aveugle.

    J’avoue avoir des discographies complètes (ou presque complètes) pour certains groupes que j’apprécie (Rage, Judas et Blind Guardian). Dans le cas de Rage, quand j’étais « jeune et naïf » je m’étais mis au collector pour avoir tous les albums de l’époque Efthimiadis (incluant les singles, raretés, etc.). C’était éreintant même avec eBay et surtout totalement inutile donc j’ai arrêté immédiatement après. J’ai plusieurs groupes auquel j’étais en voie d’avoir « presque tout », mais arrêté l’achat systématique d’albums à chaque sortie après avoir été déçu (Therion) ou lassé (Iron Savior).

    Si ma discothèque est bien visible et que je consulte parfois les livrets, je convertis tous mes CDs en FLAC pour l’écoute sur mon PC, dans ma voiture ou sur ma chaîne audio (oui, j’en ai encore une dans mon salon). Je me suis mis au dématérialisé depuis environ 2 ans surtout gràce à Bandcamp et 7digital. Principalement parce que l’espace devient limité dans ma discothèque mais surtout parce que je gère déja tout en numérique, donc la transition est naturelle.

    Par contre j’estime toujours qu’un album doit m’appartenir, qu’il soit dématérialisé ou pas. Le streaming à la Deezer ou Spotify ne m’intéresse donc aucunement, hors YouTube pour me donner une idée rapide d’un album. Le numérique acheté permet aussi d’avoir des qualités audio supérieures au format CD. Reste que je m’étonne parfois de ne pas retrouver un album sur mon étagère avant de me souvenir que je l’ai acheté en numérique.

    J’achète encore les albums en CD quand je veux absolument avoir le livret (comme le dernier Ayreon). C’est d’ailleurs une grosse lacune du numérique à mon avis: on n’y trouve le livret en PDF que trop rarement. Comme une belle pochette, un livret bien monté ajoute un plus à un album même si on peut trouver les paroles sur Metal Archives…

    Pour le dossier Prog, tout en comprenant votre point de vue que le genre ne devrait pas être autant « balisé » (ou pompé sur DT), je dois admettre que mes groupes préférés du genre le sont à divers niveaux (Ayreon et Threshold, les premiers Andromeda).
    Par contre ils ont leur propre personnalité, ce qui les rend pour moi intéressants malgré leur cadre musical pas très exploratoire. Comme Canard l’a déjà dit (sur NIME je crois ?), dans le métal, l’élément prog serait davantage comme une « épice » qu’on ajouterait à des genres existants plutôt qu’un genre en soi.

    P.S : J’ai rempli le sondage avant d’écouver le dernier podcast, vous pouvez laisser tomber mon comm sur la qualité sonore, la qualité sonore est bien meilleure avec le nouveau matos de Canard!

    Bonne continuité pour 2018, j’ai déjà hâte au prochain podcast !

    • metal bla•bla 24/12/2017 at 14:33 - Reply

      R : un fan de Rage québécois, combo ! Merci pour ton témoignage. Bienvenue sur MBB.

  24. Chtronk 26/12/2017 at 14:04 - Reply

    Super MBB encore une fois.
    Quelques commentaires :

    – TOP METAL PROG : je suis assez d’accord avec certains commentaires. C’est une forme de metal extrême, extrême au niveau « branlage de manche ». On peut ne pas aimer le prog, et chier sur Dream Theater, mais je vous trouve durs quand même. Je suis pas fan de DT, mais je sauverais quand même « Scenes from a memory » (super concept album, même si la voix de James LaBite est fatigante à la longue). Et dans mon top 10 de mes groupes préférés, je case quand même 1 ou 2 groupes de prog (selon la manière de cataloguer Queensrÿche). En passant, je trouve que c’est un bon moyen de metal-adn-iser les gens (j’invente des mots si je veux), leur demander leur top 10 de leur groupes préférés. A quand le vôtre ?

    – l’affaire Johnny : assez d’accord avec le billet de Rémi, mais en parler (et pour ma part ajouter un commentaire…) rajoute encore à la diarrhée verbale et écrite sur le sujet. Laissons-le se faire bouffer par les vers en paix.

    – concernant la discothèque, mon cas est assez particulier. Pendant ma phase « classique », j’ai atteint facile les 300 disques physiques (je dois avoir les symphonies de Beethoven sous 3 ou 4 chefs+orchestres différents…). Période où j’étais célibataire sans gamins, avec un pouvoir d’achat encore intact. Ensuite, pendant ma phase J-pop, c’était essentiellement du dématérialisé téléchargé illégalement (difficile de se procurer ces disques, à moins de mettre 30 ou 40 euros pièces). Depuis que je suis passé au metal, c’est plutôt du dématérialisé légal (itunes/amazon). Car moins cher et moins chiant à stocker que des CD (pour le prix d’un CD j’ai 2 MP3, je verse tout de même mon obole aux groupes pour qu’ils continuent à bosser, et ça n’encombre pas mon appart). J’ai quand même ma discothèque numérique, classé par genre (que je réaffecte à chaque album parce que putain, apple, classer du black metal dans la pop c’est n’importe quoi). Pas fan de deezer pour ma part (c’est classé n’importe comment, il manque des albums/titres, de la pub à gogo etc…).

    Voilà, vivement MBB15.

    • metal bla•bla 26/12/2017 at 23:58 - Reply

      R : vu le sondage, peu de gens semblent apprécier Deezer de toutes façons 🙂

      • Chtronk 27/12/2017 at 09:13 - Reply

        Ca ne m’étonne pas. Deezer est conçu pour que le Kevin moyen ait accès à sa dose de « son ». Nous sommes entre gens sérieux, et avons besoin d’un minimum d’ordre et de classements (curieux de connaître l’âge moyen de vos auditeurs, une question qui manque au sondage, ça).
        Ca fait l’affaire pour passer en revue votre playlist, mais c’est tout. C’est bien mais pas top comme dirait l’autre.

        • metal bla•bla 27/12/2017 at 09:52 - Reply

          R : la question de l’âge est effectivement un oubli, surtout à la lecture du sondage. On a pas encore « débriefé » entre nous (et des réponses arrivent encore) mais de mon côté, je suis très surpris des réponses. On en reparle en janvier.

  25. Krakou 05/01/2018 at 07:13 - Reply

    Hello. Dossier intéressant sur la discothèque mais j’ai au final trouvé que cette partie de l’émission était trop courte par rapport au dossier prog qui était long (d’autant que le sujet vous emmerdait). Je suis un peu resté sur ma faim. J’ai peut-être un profil particulier, mais avec plus de 2000 cds à 40 balais, mon vrai problème devient le stockage… Et c’est à ce titre que je suis passé aussi sur Deezer bien que je continue à acheter des disques dont certains restent cellophanés plusieurs semaines/mois… J’arrive difficilement à me résoudre à me contenter du numérique mais en m’auto-analysant j’en arrive régulièrement à la conclusion qu’il s’agit d’une compulsion pas toujours très logique et l’envie me prend régulièrement d’envoyer balader tous mes disques pour me contenter du numérique (format que j’utilise de toute façon 95% du temps pour l’écoute des albums).
    Bref la problématique de la place pour ranger ce bordel doublée de la problématique de la vie de famille avec une compagne qui ne partage pas forcément le goût de la mise en avant de de la discothèque, qu’elle voit comme quelque chose d’inesthétique contrairement à ma pomme. Pas simple!
    J’aurais aimé que le sujet de « où est-ce qu’on range ses diques », « dans quel type de meuble », « caché/ pas caché », soit abordée, mais c’est sans doute une préoccupation très personnelle au final. 🙂

    • metal bla•bla 05/01/2018 at 14:30 - Reply

      R : c’est vrai que cette problématique nous a échappé. Par contre il faut enlever le cellophane des CD, sinon c’est pas TON CD 🙂

  26. Xav_le_ouf 05/01/2018 at 09:52 - Reply

    Salut les jeunes,
    je sais pas où le mettre, ça n’a pas de rapport avec l’émission 14, mais voilà :
    « Musique au bureau : préférez le métal au rap dans vos casques »
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/happy-boulot-au-bureau-quelle-musique-preferez-vous-ecouter-dans-vos-casques-2510-995601.html

    En fait ça me faisait penser à un sujet pour un dossier qui serait du genre « Comment écoutez-vous la musique ? ». Au boulot, assis dans votre salon, devant l’ordi en jouant, dans les transports en commun, en voiture, en randonnée tout seul la nuit dans la forêt….

    Et bonne année à tous les 2 avec plein de nouveaux MBB !

    • metal bla•bla 05/01/2018 at 14:29 - Reply

      R : marrant ce sujet. Hop partagé sur FB et dans le blog.

  27. Chtronk 16/01/2018 at 12:53 - Reply

    En attendant MBB15 qui se fait douloureusement attendre, j’ai découvert récemment sur youtube « Lost in Vegas ».
    C’est 2 mecs, dont l’univers musical tourne autour du hip hop, qui écoutent, et commentent en même temps, des titres metal.
    C’est relativement réservé aux anglophones (encore que, les voir headbanguer vaut son pesant de cacahouètes), mais c’est sympa à regarder. Et ils essaient d’avoir l’avis le plus « objectif » possible.

    Spoiler : ils ont kiffé Seasons in the Abyss et Painkiller.

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