Podcast metal #015

 

Sommaire du podcast #015
Émission radio enregistrée le 12/01/2018 • 3h12

T’écoutes quoi en ce moment ? (3’25) • Blabla news (18’44) • Bilan 2017 (28’40) • Top 5 grunge (1h45) • Y a pas que le metal dans la vie (2h52)

Errata & précisions : M. REM en plein Alzheimer… l’EP acoustique d’Alice in Chains s’intitule Jar of flies (et pas Bowl). Mark Lanegan a bien participé à QOTSA pendant quelques années (albums Rated R, Songs for the deaf et Lullabies to paralyze), le leader des Smashing Pumpkins est évidemment Billy Corgan et Scott Weiland est le chanteur de Stone Temple Pilot.


Écoutez l’émission sur Youtube / Écoutez la playlist sur Youtube


Références diverses

> Digital tour bus / Bus invaders
> Stand by your van
> Paul Gilbert : « Scarified »

Pas que le metal…
> Les ignorants • Étienne Davodeau
> Zelda, breath of the wild • Nintendo

 

50 Comments

  1. Steven 17/01/2018 at 15:50

    Toujours un plaisir de vous retrouver !

    Pour info, l’émission est bien écoutée à Ris-Orangis ! (C’est pas grand chose, mais j’avoue que je m’attendais pas à entendre le nom de ma p’tite ville !)
    Très bonne idée le top 100 des initiés, ça changera un peu de tous les tops insipides ce qu’on peut lire ici et là !
    Pareil pour le forum, ce sera bien plus pratique pour communiquer, et j’ai toujours trouvé qu’il manquait d’un vrai bon forum metal en France. Parce que Facebook c’est bien mignon, mais pour s’y retrouver dans les fils de discussion c’est une vraie galère ^^

    Sinon d’accord aussi pour les hommages, qui m’énervent aussi de plus en plus ! A chaque mort c’est pareil, tout le monde devient subitement fan !
    Le pire aura été pour Lemmy, où c’était le concours de qui fera le plus beau montage ou trouvera la meilleur lyric de Motörhead pour avoir des likes… J’ai toujours trouvé que Lemmy c’était un peu le Johnny du hard, avec le même type de fans beaufs jusqu’à la moelle. Du coup chaque année fin décembre je vais avoir droit sur mon fil d’actualité à des partages de Ace of Spades avec le fameux commentaire : « Déja x années ! Born to lose, lived to win RIP LEMMY ». Ralala ! Je parle même pas des articles de soi-disant médias (20 minutes je crois!) qui ont mis la photo d’Angus pour annoncer la mort de Malcolm, des champions !
    Bref, je m’emporte pour rien, je vais plutôt aller finir d’écouter l’émission moi =P

    • metal bla•bla 17/01/2018 at 19:52

      R : fans de Lemmy = fans de Johnny ? Tu finiras en enfer.

  2. Grif 17/01/2018 at 21:19

    Allez, c’est parti pour mon petit grain de sel:

    J’aime bien ce que tu dis sur Candlemass Canard (faudrait que je m’y mette a ce groupe d’ailleurs) et ça me fait penser que je ressent un peu pareil sur certain groupes de black metal plus ou moins atmo/depressif, ça a beau être ultra plombant ça reste au final assez positif et cathartique.
    Rem, ta description de Stand by your Van me fait penser a ce que décrit Sam Bean (ancien membre de The Berzerker et gars derrière The Senseless) sur son blog qui est bourré d’anecdote de tournée en tout genre https://thesenseless.wordpress.com/ (perdez du temps dessus, le gars a une excellente plume).

    Précision sur Hotline:Miami, les créateurs du jeu n’avaient plus trop de budget pour faire la bande son, du coup ils ont été voir des musiciens sur bandcamp et leur ont dit un truc genre « on fait un jeu, et on a besoin d’une bande son, on vous propose d’utiliser une de vos musiques et ça vous fera de la pub ». Sinon la synthwave, à par Carpenter Brut, Perturbator et Dan Terminus, j’arrive pas.

    Sinon pour le top 2017, celui que j’ai mis dans le sondage a complémentent changé ( a part Samael qui reste premier). Du coup je vous met un lien vers deux articles bilan que j’ai écrit https://www.leponeyblanc.fr/musique-bilan-ya-eu-quoi-de-bien-quest-sorti-en-2017/ et https://www.leponeyblanc.fr/musique-la-cdtheque-de-grif-encore-des-trucs-cools-de-2017/
    Et pour les trucs 2018, j’ai écouté le nouvel album de Joe Satriani, c’est une grosse tuerie.

    Le grunge j’y connais que dalle du coup rien a dire, j’ai juste un peu passé la fin du dossier parce que bon, ça m’intéressait pas vraiment.

    Et pour finir vite fait sur le « ya pas que le metal dans la vie », vu que Rem parle un peu de l’aspect open world, je pose ce lien vers une émission qui parle de l’open world dans le jeu vidéo (c’est super interessant et complet) https://www.youtube.com/watch?v=Gxly2JD3Ggk

    • metal bla•bla 17/01/2018 at 21:25

      R : merci pour les références. On va regarder tout ça.

  3. Gegers 18/01/2018 at 14:12

    Hello,
    Excellente idée pour le hors-série punk-rock. Pourra-t-on compter sur une belle rubrique concernant une mouvance majeure du style, à savoir le punk-rock celtique, dont les représentants historiques sont cultes (Fiddler’s Green, Dropkick Murphys, Flogging Molly, Real McKenzies), et que les jeunes pousses mondialisées savent dépoussiérer (Paddy And The Rats, The Stanfields, Bodhaktan, Sir Reg…) ?

    • metal bla•bla 19/01/2018 at 01:11

      R : mouvance majeure, je ne pense pas 🙂 On a posé les bases du contenu. Rien n’est encore définitif.

  4. Modrigue 18/01/2018 at 14:25

    Bonjour messieurs et très bonne année à vous !

    Quelques petites remarques en vrac :

    – Je pense que je vais basculer mon mode d’écoute vers la chaine Youtube car elle présente un gros avantage que les autres canaux n’ont pas : la lecture reprend automatiquement là où on s’était arreté. Très pratique pour ceux qui comme moi écoutent l’émission en plusieurs fois.

    – En ce qui concerne 2018, je vous livre ma première déception de l’année : le dernier album de Summoning. Bien qu’étant un grand fan du groupe, je ne peux que constater que la magie s’est évanouie. Il y a quelques bons morceaux, mais cette dernière offrande est loin des paysages musicaux auxquels les Autrichiens nous avait habitués…

    – Cool d’avoir mentionné Carpenter Brut ! Comme autre groupe de « dark synthwave » bien tripal, je vous recommande les 2 premiers EP de Gatekeeper:
    https://www.youtube.com/watch?v=xdzAKHuYGoU
    https://www.youtube.com/watch?v=OQg7JgIVIuc

    Voilà, sinon j’ai hâte de voir (ou plutôt d’écouter) à quoi va ressembler la nouvelle formule Metal Blabla Saison 2 ! 🙂

    • metal bla•bla 19/01/2018 at 01:10

      R : nous aussi nous sommes impatients de la découvrir cette nouvelle formule !

  5. Chtronk 18/01/2018 at 15:23

    Salut les tristes sires.

    Je prends mon clavier car j’en ai gros.
    Moi, j’serais vous, je vous écouterais… Non, moi, j’serais nous, je vous… Si moi, j’étais vous, je vous écouterais ! Non, elle me fait chier, cette phrase !

    Vous créez un top 100 des essentiels metal, OK. Noble tâche.
    Je compulse la liste, et, ô stupeur, je ne vois aucune ligne :
    WINDIR – ARNTOR (black metal mélodique)

    Qu’est ce que c’est que ce travail, je vous le demande !! Comment oser créer ne serait-ce qu’un top 10 sans mettre Windir. Comment enlever à la communauté metal, que dis-je, à l’humanité entière, la joie de découvrir ce joyau de metal mélodique.
    Nous nous retrouverons sur le pré demain matin à l’aube.

    Bon, blague à part, super travail sur ce top 100 (ça me fait plein de pistes d’écoute, car je suis encore un bleu-bite). Ca n’a pas dû être facile de ne pas en coller 300.

    Cela dit, je trouve quand même que vos genres de prédilection sont surreprésentés.
    Et vas-y qu’on colle des dizaines d’albums de heavy, de hard rock, de hard us…
    Mais je n’ai pas vu grand chose concernant le folk/pagan/viking metal. A part l’excellent Hammerheart de Bathory (étiqueté black metal mélodique, sans déconner)
    Un petit Moonsorrow / Equilibrium / Nokturnal Mortum n’aurait pas été de trop. Sans parler de l’absence de Summoning (du super black metal tolkienesque).
    Pour un top libellé « essentiels », j’aurais couvert un peu plus l’ensemble des sous-genres. Je chipote.
    Vivement votre top 100 « initiés ».

    Mais bon, sans déconner, faut mettre Windir (vos auditeurs vous remercieront plus tard).

    • metal bla•bla 19/01/2018 at 01:09

      R : Je pense que le Windir sera dans le top initié (en tout cas il est déjà dans le mien). Concernant Summoning, le Canard l’a proposé, j’ai répondu « mineur / anecdotique ». On a hésité.

      • Chtronk 19/01/2018 at 11:14

        Concernant Summoning, ma foi ça se discute (comme certains choix de votre top 100).

        Si t’aimes pas le BM ou pas trop, mais que tu te sens obligé de mettre des groupes de BM, tu ne mettras jamais Summoning (plutôt des choix « évidents » comme Immortal, Bathory, Emperor etc…).

        Si t’aimes le BM, tu mets Summoning dans le top 100. Son 1er album date de 95 et il est toujours en activité (il a sorti son 8e album en janvier).
        C’est de la D1 BM, avec une cohorte de suiveurs qui essaient de « faire du Summoning ».
        Chacun de leurs albums a sa personnalité propre. Et le groupe est encensé pas les webzines et youtubeurs traitant de BM.
        Si tu veux laisser une place dans ton top 100 pour un groupe de BM atmo, tu mets forcément Summoning.

        Ils mériterait bien une place dans votre top 100 initiés (même si leur dernier album est une semi-déception : il n’est que moyen, mais encule quand même tous leurs suiveurs)

        Après, perso j’aurais également mis Epica (en tant que leader actuel de la scène metal sympho) et Ayreon (j’adore ce que pond Lucassen), groupes que vous vomissez.

        • metal bla•bla 19/01/2018 at 13:22

          R : Noté !

  6. Pilgrimwen 18/01/2018 at 21:06

    Je trouve que SCREAMING TREES est l’un des groupes estampillés Grunge les plus talentueux 🙂

    Ils avaient une approche psyché’ vraiment agréable !

    J’ai un gros coup de coeur pour leur quatrième disque, « Buzz Factory », sorti en 1989 😉

    PS : Scott Weiland est décédé l’an dernier :'(

    • metal bla•bla 19/01/2018 at 01:07

      R : pas écouté les autres disques des Screaming Trees. Je dois me faire une séance de rattrapage.

      • Pilgrimwen 19/01/2018 at 17:53

        Erratum de ta part, en rubrique « Top 10 » Grunge : ce n’est pas « SCREAMING TREES – Olbivion » mais « SCREAMING TREES – Sweet Oblivion » 😉

        • metal bla•bla 19/01/2018 at 18:08

          R: bien vu. C’est corrigé.

  7. Croquignol 19/01/2018 at 10:27

    Salut,

    A propos du grunge et son peu d’influence aujourd’hui, je ne suis pas d’accord. Je pense qu’il a aussi été une réaction face au rock de l’époque qui manquait sérieusement de poils sous les aisselles (U2, Dire Straits, REM…). Et c’est d’ailleurs sur ce point qu’il a eu de l’influence par la suite: il a remis au gout du jour la saturation dans les guitares de rock, redurcis le son du rock. Je ne parle pas de la qualité, hein, mais si tu prends les trucs mainstream des années 90/2000 comme Muse, Placebo ou White Stripes, les guitares sont aussi saturées, voire plus, que les groupes de Hard des années 70. D’ailleurs, pour moi, le Tostaky de Noir Désir suit cette même logique, ce n’est pas grunge, c’est un rock dont le son s’est durcit sous son influence.
    Un autre point, je n’ai jamais compris en quoi Neil Young aurait influencé Pearl Jam, alors que c’est un lieu commun. C’est vrai qu’ils ont joué ensemble sur un de ses albums et en tournée, mais si Young a influencé quelqu’un, à mon avis, c’est plutôt Nirvana (en fait, il suffit de prendre son Rust Never Sleeps et de le mélanger avec le premier album des Damned pour obtenir du Nirvana).

    Voilà, et merci pour le temps que vous consacrez à cette émission.

    • metal bla•bla 19/01/2018 at 10:31

      R : je suis assez d’accord sur cette idée de durcissement. Nirvana a rendu « acceptable » des guitares très saturées. En même temps que Guns au niveau mondial, mais pour un pays comme la France les gens qui écoutaient Nirvana (le « grand public ») n’écoutait pas trop Guns. Donc le groupe a aussi joué ce rôle là, tu as raison et j’aurai du en parler. Pour Neil Young je n’entends rien de folk (électrique ou pas) chez Nirvana alors même que Young, même quand il déboise à 140 db reste folk dans son jeu de guitare : accords ouverts, fioritures et arpège comme sur acoustique, etc. Autant de choses que l’on retrouve davantage dans le Pearl Jam deuxième période.
      Merci de tes remarques en tout cas.

      • Croquignol 20/01/2018 at 10:41

        Pour Young et Nirvana, c’est plutôt au niveau du chant. Les deux ont une très belle voix remplie d’émotion, mais paradoxalement, ils chantent objectivement faux. C’est malgré tout assez rare dans le rock, où ça peut gueuler quelque fois, mais ça gueule juste. Après c’est vrai que je connais moins le Pearl Jam d’après No Code.

        • metal bla•bla 20/01/2018 at 14:41

          R : Neil Young a une voix claire, souvent de tête, et nasillarde. Celle de Cobain est éraillée / forcée. Il me semble que tu fais un lien pas très factuel à part « le très belle voix remplie d’émotion » qui colle à plein de gens. Non ?

          • Croquignol 22/01/2018 at 10:21

            Oui, t’as raison… C’était pas très pertinent.

  8. Hoover 20/01/2018 at 11:48

    Salut,

    Intéressant ce dossier grunge.

    Le postulat de base me pose problème: évacuer Nirvana pour définir le genre sans parler de Nirvana: pour moi ça revient à définir la crèche sans parler de Jésus. Mon souvenir de ces années c’est que le mot « grunge » a commencé à circuler dans les médias quand Nirvana a explosé, et que derrière les maisons de disque ont tenté d’associer au succès des tas de groupes du coin en jouant par opportunisme sur le côté scène locale (en particulier Pearl Jam dont je me suis toujours demandé quel était le rapport musical avec Nirvana, ce qui me les a fait détester pendant longtemps comme Cobain les détestait).

    Pour moi le grunge n’hybride donc pas uniquement Sabbath et Zeppelin (même si la référence à ces derniers pour Soundgarden est très intéressante: je n’y avais jamais pensé mais c’est pertinent, d’ailleurs je n’aime pas trop les deux groupes pour les mêmes raisons). Il hybride aussi le punk et le hardcore, d’où un côté fourre-tout difficile à décrypter. Dans cette veine là L7 est aussi un très bon représentant de la scène, comme The Gits.

    Un argument que je ne comprends pas: le côté adolescent du genre. Pour moi c’est le genre de choses qu’on entend au sujet du metal, comme si écouter Metallica après 25 ans était signe d’immaturité. On est au courant que ce n’est pas pertinent, non? Je crois que 95% de ce que j’aime peut-être considéré comme adolescent par un amateur de musique « adulte »). En fait je crois que la musique prétendument adulte m’ennuie.

    Après sur les grands disques du genre, je mettrais personnellement Nirvana – In utero (le classique absolu du genre pour moi), les deux premiers Alice In Chains (il ne faut pas sous-estimer le premier, Facelift, moins Sabbathien que Dirt), L7 – Hungry for stink, The Gits – Frenching the bully, et un truc que vous devriez écouter si vous ne connaissez pas: Mad Season – Above (supergroupe avec McCready et Staley, superbe album). Je ne déteste plus Pearl Jam, notamment Ten, mais c’est trop sage pour que je le mette dans cette liste.

    Ciao et merci pour ce début de saison 2!

    Hoover

  9. ÖSTRALAUPYTECH 20/01/2018 at 13:46

    Meilleurs voeux les Métalleux !

    J’ai particulièrement apprécié votre dossier GRUNGE qui a parfaitement synthétisé ce que cet éphémère mouvement apporta à l’univers musical.
    Mention spéciale à Mr REM qui nous a démoulé un SCREAMING TREES de derrière les fagots.
    C’est avec « Dirt » de qui vous savez, le seul groupe Grunge que j’écoute encore aujourd’hui avec le même plaisir qu’à l’époque;
    Je suis assez d’accord avec l’auditeur qui souligne l’influence Folk de Neil Young qui serait plus palpable chez NIRVANNA que chez PEARL JAM. Cependant, ne serait ce pas dû au fameux album unplug du trio?

    Côté TOP 100, je crains que cet exercice soit vain car chacun pourra toujours trouver à redire sur la présence ou absence de tel ou untel.
    Sous l’angle historique, je m’interroge sur la pertinence de quelques uns de vos choix.
    Je suis embarrassé par la présence de certains que je juge plutôt mineurs : AVENGED SEVENFOLD, BLIND GUARDIAN, CROWBAR, EXODUS, PERIPHERY ou SOD.
    Je le déplore d’autant plus que des groupes qui sont incontestablement majeurs, pour diverses raisons, ont été écartés : ZZ TOP, OPETH, LINKIN PARK, STOOGES, STATUS QUO, URIAH HEEP, SLADE, 10 YEARS AFTER, QUEEN, Devin TOWNSEND, KILLING JOKE, FEAR FACTORY, GIRLSCHOOL, SONATA ARCTICA…etc…

    Sur le choix des albums représentatifs, il faut signaler les absences troublantes de Brian Johnson, Paul Di Anno et de l’indispensable « Restless and wild ».

    Je ne m’attarderai pas sur la présence de 2 albums de SLAYER mais je soupçonne fortement l’un d’entre vous d’avoir subrepticement glissé le second pendant que l’autre tergiversait sur la légitimité d’intégrer NEUROSIS. Suivez mon regard mais je n’accuse personne.

    Pour conclure, je suis impatient que vous abordiez le HS KEUPON. Ya plutôt intérêt qu’il soit exhaustif en British et Aussie, sinon ça va fritter de la Rangeot.

    Keep on rockin’

    • metal bla•bla 20/01/2018 at 14:38

      R : ZZ TOP, STOOGES, STATUS QUO, URIAH HEEP, SLADE, 10 YEARS AFTER, QUEEN, KILLING JOKE ne sont pas des groupes de hard ou de metal. Donc tout va bien. Exodus, Crowbar, Perpiphery sont fondateurs de genre. On a eu débat sur Fear Factory par exemple. Girlschool c’est clairement de l’inité (et encore).

      • GNAP 27/01/2018 at 23:01

        Rock Hard dans son top Hard Rock met Status Quo-Hello et Uriah Heep-Demons And Wizards. Effectivement avec une relecture actuelle ce n’est pas vraiment métal. D’ailleurs Uriah Heep est plus un groupe de prog ou de fm selon les époques, et Status Quo un groupe de rock boogie. Mais à une certaine époque ils faisaient partis de la sphère « extrême » de la musique, et ont apporté leur pierre à l’édifice. « Gypsy », « Easy Livin » ou bien « Roll Over Lay down » sont des classiques du hard pour moi.
        Après, est-ce que ces 2 groupes doivent apparaître dans un top 100 métal? Malgré des albums de qualité, non je ne pense pas. Pas 100% hard, ni très influant au regard de l’histoire métallique.
        Allez, un petit cadeaux (surprise!): https://www.youtube.com/watch?v=1TaMlOepEVM

        • metal bla•bla 28/01/2018 at 09:22

          R : il est vrai qu’Uriah Heep selon les albums ou les chansons (comme celle que tu as partagée) se rapprochent de Deep Purple par exemple et serait « recevable » dans la sphère hard / metal.

  10. Scratch 20/01/2018 at 14:10

    Allez, pour apporter un peu de variété dans ces commentaires, je vais rebondir sur la rubrique « Y’a pas que le Metal dans la vie » (que perso j’apprécie et même que je serais triste si vous l’enlevez).
    Breath of the Wild (BotW) est un jeu absolument incroyable, du genre qui ringardise tout ce qui est sorti avant. Les premières minutes dans ce monde sont parmi mes souvenirs de gamer les plus marquants… Quand tu sors de la grotte au tout début, que le monde se révèle devant tes yeux (visuellement super réussi au passage), rien que là t’as plusieurs éléments du paysage où tu te dis « tiens j’aimerais bien aller voir ce que c’est ce truc ». Puis vient l’instant où, au pied d’une falaise, tu avance vers le mur… Tu vois ton perso s’y agripper… Puis tu réalise que tout, TOUT dans le paysage peut être escaladé, tout est accessible quand tu veux, que quelque soit le point du paysage qui attire ton oeil, tu peux à tout moment décider de t’y rendre, quelque soit ton niveau, ton avancement dans le jeu, pour peu que tu « prépare » ton voyage… A ce moment j’ai eu le vertige, une sensation que je n’ai jamais éprouvé dans un autre jeu auparavant malgré ma vingtaine d’année d’expérience intensive du jeu vidéo. On pourrait se sentir perdu, démuni ou découragé face à tant de possibilités, tant de choses à faire… Mais non, le jeu sait nous pousser à l’exploration, nous invite à voyager, à se déplacer au gré de nos envies. Et BotW est extrêmement généreux, où que l’on aille il y a toujours quelque chose d’intéressant à voir, quelque chose d’insolite, et où que l’on soit il y a toujours dans le paysage un point d’intérêt qui nous appelle, une singularité qui nous fait penser « tiens, j’aimerais bien aller voir ce que c’est que ce truc après »… S’il y a bien un jeu qui mérite tout son succès, c’est bien lui!

  11. Paddy 22/01/2018 at 10:32

    Merci à vous pour ce dossier qui m’a renvoyé tout droit sur mon adolescence : Soundgarden, Pixies, Silverchair, … mes 15 ans.

    Très sympa d’avoir abordé les Pixies justement. Kurt Cobain a déclaré à la sortie de « Surfer Rosa » (pixies) que « ce qu’il entendait sonnait comme les morceaux qu’il avait composé mais n’avait jamais publié de peur de les montrer ». Il y a une énergie incroyable sur les premiers Pixies.

    Fan de Frank Black et de Chris Cornell,je constate certaines similitudes dans leur parcours:
    Même génération (Né en 65, l’autre en 64).
    Chacun un groupe phare avant de faire une carrière solo plus qu’honorable, dans un style plus conventionnel.
    Très prolifique l’un et l’autre, des guitaristes intarissables.
    Pour moi, 2 génies trop sous estimés. (paroles de fan)

    Dur d’entendre Soundgarden comme le maillon faible du big 4… une réussite commerciale en dessous de certains probablement mais un son tellement unique. On dit parfois de certains groupes qu’ils ressemble à Pearl Jam, Nirvana, mais jamais Soundgarden. Trop unique 🙂

    Comme donné dans un post d’un MBB précédent, n’hésitez pas à vous aventurer dans les faces B de Soundgarden, il y a de vrais perles.

    Pour le côté unplugged, Pearl Jam s’est prêté au jeu aussi, une merveille. Même si le plus abouti est certainement Alice i c.

    bonne continuation…

    Paddy

    • metal bla•bla 22/01/2018 at 18:38

      R : De mon point de vue Black est un mec du niveau de Brian Wilson. Même si la deuxième partie de sa carrière solo est plus faible, c’est un compositeur d’une incroyable inventivité (en plus d’être très productif). Je ne crois pas que Cornell ait atteint ce niveau. Les Pixies ont changé la face de la musique. Pas Soundgarden. Bref, le parallèle me semble un peu hasardeux.

  12. CLEM du CHILI 22/01/2018 at 21:50

    Salut,
    Ravi de vous retrouver en 2018.
    Au lycée, mes potes qui étaient au départ très « grunge », écoutaient ensuite bcp Jane’s Addiction. plus quoi que Grunge ?

    • metal bla•bla 22/01/2018 at 22:38

      R : Jane’s Addiction entre dans cette merveilleuse catégorie des « inclassables ». 🙂 Un mélange de plein de choses dans une démarche novatrice / expérimentale.

  13. Abitbol 22/01/2018 at 23:48

    Salut à vous deux,
    toujours plaisant de vous écouter même si le grunge ne soit pas trop ma tasse de thé.

    Concernant votre à peu près top 100, je vais faire mon chieur, mais y-aurait-il moyen d’en proposer une version classée par ordre chronologique plutôt qu’alphabétique ?
    Je suis surpris et heureux que ça soit Destruction qui ait remporté la place de représentant thrash teuton dans ce top ! Le choix a surement du être difficile entre Pleasure To Kill , Persecution Mania et ce Eternal Devastation, mais j’ai toujours trouvé ce dernier un cran au dessus niveau efficacité. Je me souviens avoir été choqué lorsque Mr Canard avait considéré Destruction de « groupe vraiment moyen » sur le Lexique Thrash Metal paru sur NIME…

    • metal bla•bla 23/01/2018 at 12:23

      R : on a beaucoup bataillé sur le thrash allemand. J’en aurais mis davantage pour ma part. Comme quoi. Pour un classement par année ça sera heu… non. Reprendre la liste, chercher toutes les dates et réorganiser… bof bof hein 🙂 Je suis sur un autre dossier technique pour le moment (oui, je parle du forum). Mais si tu te lances, n’hésite pas à me faire passer un bon fichier texte bien propre, je le mettrai en ligne.

  14. joebar 23/01/2018 at 10:54

    salut,
    Emission bien cool, surtout pour le top 2017 et la découverte d’un super groupe (Keldian). Le grunge c’est vraiment pas mon truc.
    Keldian donc. Je commence à mieux comprendre où tu (rem) mets la limite entre le mauvais/convenu (certains disent putassier) et le bon/sympa, en matière de mélodies et de compos en général. ça aide de mieux connaitre les passeurs de plats pour ne pas s’empoisonner une fois sur deux. Keldian, c’est quand meme une tambouille assez inédite entre les riffs et solo hard 80s, les rythmiques speed mélo, les breaks à claviers/voix ambiant et les claviers effectivement omniprésents. Il n’y a pas de puissance là-dedans, que de l’efficacité mélodique, et surtout une foutue cohérence d’ensemble. Par certains cotés que je n’arrive pas à définir, j’y retrouve la sensation perçue dans le premier Boston. Le kitsch n’est jamais loin: le clavier juste avant le solo 100% spimélo dans « Life and death… », mais ça passe tout juste. Mes morceaux préférés sont « Change the world » et « Crown of starlight ». Je vais prendre mon temps pour découvrir la disco, pour pas tout mélanger. Une super découverte qui va me finir mon hiver, merci!

    Au sujet du top 2017, aucun de vous ne parle du Iced Earth: pas écouté ou ce n’est pas votre came? Parce que qualitativement, par rapport au Accept pour rester dans le meme style, c’est le jour et la nuit… Schaffer aligne un deuxième bon disque, largement plus que « satisfaisant ».

    Enfin le top 100: bravo pour l’effort. Dans les styles que je maîtrise pas trop mal, je trouve que les choix sont pertinents et cohérents. Vu qu’on est là pour blablater à l’infini et vu que cette liste a vocation à rester, elle doit etre parfaite donc j’ai quelques remarques:
    -pourquoi cet album de Blue Oyster Cult? Juste pour « Don’t fear the reaper »? M’est avis que Cultosaurus ou Fire… seraient des choix plus indiqués.
    -historiquement, il manque un Hammerfall (le 2e je dirais), qui était le chef de file du revival heavy trad de la fin des 90s.
    -« Sign of the hammer » a sa place dans le top initié. Pour ce top100, je verrais plutot « Fighting the world » ou « Kings of metal », parce que la pochette les gars! On parle de Manowar!

    Je frétille d’impatience de découvrir le top100 initiés. En fait je pense que c’est impossible, car il faut rajouter des albums de groupes qui ne parlent qu’aux initiés, sans retirer les groupes majeurs déjà présents dans ce top. Comment faire pour rester dans la centaine?

    • metal bla•bla 23/01/2018 at 12:20

      R : en matière de spimélo je suis devenu un peu allergique à tout ce qui sort tant tout est fade, répétitif, que du gras, pas de chair, pas d’os… Donc Keldian est une bonne surprise effectivement. Jamais pu encaisser Iced Earth. Donc je n’ai pas écouté le dernier.
      Pour Manowar, Fighting the world est un disque assez contesté (même si je l’adore). Et Kings of metal, s’il est évidemment excellent, est arrivé « après ». Donc c’est bien Sign of the hammer qui est l’album définitif historiquement. Pour Hammerfall, j’adore les 2 premiers mais leur synthèse Accept / Helloween n’a pas grande valeur historique me semble-t-il. Mais peut-être ai-je cédé ce point à M. Canard (qui est assez intraitable côté spimélo et assimilé 🙂 ) Pour BÖC c’est difficile. Je préfère aussi Fire… Donc oui, l’un des critères a été « Don’t fear » et peut-être le fait que c’est le disque qui les a fait passer un cap en terme de succès je pense.
      Le top « initiés » est en cours de fabrication / tractation. C’pas gagné ! 🙂

  15. Laurent 25/01/2018 at 12:56

    Merci beaucoup pour ce nouveau podscast qui a égayé mon vol Bombay-Paris (les précédents dans un Paris-Boston, Boston-New York, New-York – LA et LA-Paris). Vivement le prochain pour mon Paris-Rio ! En dehors de l’aspect musical je suis très heureux de voir que monsieur canard est fan du masque et la plume, décidément des hommes de bon goût ces deux lascars 😉
    Je vais me replonger aussi tôt dans mes albums de jeunesse, j’avais laissé passer Pearl Jam au lycée suite à ma détestation de Nirvana (je ne supporte toujours pas) mais j’ai peur; pour moi le genre a toujours été complètement formaté pour les ados et cela m’a toujours repoussé. Je vais essayé de lui redonner une chance dans les jours qui viennent.

    • metal bla•bla 25/01/2018 at 21:24

      R : peut-être devrais tu commencer par les derniers disques, Backspacer et Lightning bolt qui sont très classic rock et moins affectés.

  16. CLEM du CHILI 25/01/2018 at 13:19

    Ca ne s’entend pas trop, mais COBAIN connaissait et écoutait aussi MAIDEN, on le voit dans un des nombreux reportages. Il dessinait le logo dans sa chambre.

  17. Lamouchequipete 26/01/2018 at 18:55

    Hello,
    Bon, déjà, merci pour cette année de podcast. Vous m’avez fait découvrir d’excellents albums et artistes, et ça c’est cool. Le problème vient du fait que, maintenant, dès que je découvre un bon album, j’ai envie d’avoir votre avis dessus. J’vais pas vous faire chier sur tout ce que j’ai adoré – même si j’ai déjà commencé sur les raizosocio – mais il y a une petite pépite, pas vraiment metöl, mais un peu quand même sur laquelle j’aimerais vraiment votre avis : « Excerpts from a Future Past » de Hällas.

    • metal bla•bla 26/01/2018 at 19:29

      R : Un des grands plaisirs d’animer ce podcast (tout comme celui de publier des chroniques) est de constater que l’on parvient à « passer les plats », tout comme d’autres l’ont fait pour nous (et le font encore d’ailleurs). Connais pas Hällas. On a va essayer de jeter une oreille sur ça. Merci à toi.

  18. Tonton Mick 28/01/2018 at 20:42

    Bonjour à vous,

    Je suis votre émission régulièrement et je ne peux résister à l’envie de vous faire quelques remarques constructives:

    Sur l’année 2017:
    – il est dommage que vous ayez complètement zappé l’album « Life » d’Adagio. Je ne suis pas spécialement fan de ce groupe mais force est de constater que la groupe de Stephan Forté a pour le coup cherché à proposer quelque chose de foncièrement original et différent dans la sphère du prog metal: mélanger du djent avec des sonorités indiennes. C’est pas un album facile d’accès mais il méritait largement d’être évoqué comme un des albums les plus intéressants de l’année 2017.

    – sur votre top 100: c’est sur que ça n’a pas dû facile à faire mais je trouve qu’il y a des albums incontournables que vous avez zappés: Metal Health de Quiet Riot, je comprends pas. 1984 de Van Halen (je sais que vous avez mis le 1er mais celui-là me semble incontournable pour comprendre d’ou vient le hard rock à synthé), Alice in Hell d’Annihilator, un album culte dans la sphère du thrash, unique à l’époque.

    Sinon j’aurais plutôt mis Rising Force que Marching out pour Malmsteen, vu que c’est le premier et que toutes les bases du néoclassique malmsteenien étaient déjà posées sur celui-la. Mais je chipote, Marching out est important aussi. Après y’a encore à mon goût d’autres oublis discutables (Deicide « Legion ») mais je comprends qu’à un moment donné il faut bien s’arrêter.

    – vos dossiers sur les genres du rock metal étaient tous bien, documentés et tout, sauf celui sur le prog où je vous ai trouvé léger avec parfois un historique discutable. Par exemple vous évoquez à peine Pink Floyd qui est pourtant un des groupes fondateurs du rock progressif, à partir du deuxième album A saucerful of secrets et indiscutablement pour la période 68-72. Le prog c’est quoi en gros? C’est le rock qui cherche à intégrer la musique savante: le jazz et le classique. Même s’ils ont crée un son qui leur est propre qu’on a qualifié de « space rock », en écoutant les albums de cette période expérimentale, il est clair que Pink Floyd a creusé dans ces univers musicaux et cherché à faire une synthèse entre la musique classique « concrète » (Edgard Varèse avec Atom Heart mother), le jazz (More ou l’ambiance générale de Dark side) et toutes les musiques modernes (psychédélisme, folk, hard rock). Sans parler de toutes leurs expérimentations sonores ou bruitistes (Ummagumma) et du fait qu’ils sont précurseurs dans la musique électronique de par l’utilisation des premiers synthés (VCS3). Bref à l’instar de Genesis ou Yes, Pink Floyd me semble incontournable quand on parle de prog.

    A+ Tonton Mick

    • metal bla•bla 28/01/2018 at 21:25

      R : Depuis sa création, je m’attache à éviter soigneusement les albums d’Adagio (j’ai même vu le groupe en live, une performance piteuse qui avait fini de me convaincre qu’ils étaient très mauvais en plus d’être incroyablement prétentieux, à commencer par Forte lui-même), donc, pas écouté le dernier. Il semble que Forte (d’après ce que j’ai lu dans une interview) a cherché d’autres pistes. Donc, le groupe a peut-être changé, je n’en sais (nous n’en savons) rien mais je veux bien te croire.

      Metal health est un album que j’adore. Je l’ai cité dans mon top hard US. Mais au delà de son immense succès, le groupe est anecdotique. Il n’a influencé personne, il était très contesté à l’époque, etc. Donc si on veut du super hard US marquant stylistiquement parlant il vaut mieux écouter Dokken par exemple. Donc on l’a écarté.

      Pour Van Halen, j’aurais aimé mettre 1984 (il est également dans mon Top US 🙂 ). Mais on a tranché… Pas facile.

      Pour Malmsteen, oui le premier est l’album charnière mais on a choisi un album intégralement chanté, parce que ce format là a non seulement influencé d’un point de vue guitare mais aussi d’un point de vue « groupe » : Strato et les autres en sont les fils spirituels de cette approche. Là aussi c’est un choix pour tenter de se limiter à un album par artiste. J’aurais bien mis Odyssey aussi… 🙂
      Enfin PF : pour nous PF est le moins prog des groupes progs. C’est un groupe à fondamental blues tendance psyché (comprendre « drogué » 🙂 ) qui a expérimenté pour finir par figer sa formule (contemplation, lenteur, grandiloquence, solos lumineux, voix éthérées…).
      Mais c’est le groupe qui fait l’unanimité Canard / REM dans ce genre 🙂 (c’est dire).

      • Modrigue 09/02/2018 at 13:22

        Et que pensez-vous de Hawkwind du coup ? 😉

        • metal bla•bla 10/02/2018 at 04:27

          R : honnêtement pas grand chose, j’ai trop peu écouté pour avoir un avis (autre que j’ai pas trop envie de détailler mais faudrait).

  19. Tonton Mick 28/01/2018 at 22:12

    Si tu veux te faire une idée du dernier Adagio et constater l’évolution depuis Sanctus Ignis (ils sont clairement sortis de leurs influences Malmsteen/Symphony X et on trouvé leur style) Tu peux écouter le clip « Darkness machine »
    https://www.youtube.com/watch?v=7zzNMpTdOvY
    Et surtout Subrahmanya:
    https://www.youtube.com/watch?v=7bfMe6HJ8Ko

    Au début je trouvais cet album imbuvable mais après plusieurs écoutes je le trouve subtil, original et riche.
    En gros ça sort du hard de base avec gros riff carrés.
    Après si tu n’aimes pas le prog quelque soit la forme, je pense que tu vas trouver ça chiant… mais on sait jamais…

    • metal bla•bla 29/01/2018 at 07:26

      R : des chanteurs qui n’ont pas une ligne à chanter c’est toujours triste.

  20. Modrigue 29/01/2018 at 11:38

    Une vidéo d’un guitariste metal qui explique, selon lui, pourquoi les groupes de metal actuels sonnent tous pareils, pourquoi le prog metal n’est plus très prog, pourquoi les groupes avec de fortes dissensions internes sont plus créatifs que les autres, l’enregistrement studio, etc… Intéressant, mais peut être à nuancer, j’aimerai connaitre votre avis là-dessus :

    https://www.youtube.com/watch?v=7HoQE4sKN_0

    • metal bla•bla 29/01/2018 at 19:22

      R : je suis d’accord à 98%. J’ai déjà évoqué la plupart de ces sujets soit à l’antenne soit dans différents articles. Me sens moins seul.

  21. GNAP 30/01/2018 at 23:16

    Hello et bonne année !

    Attention commentaire fleuve.

    Je souhaiterais apporter quelques réflexions supplémentaires concernant le dossier grunge.

    Personnellement, Je définie le grunge assez naïvement comme un quatre-quarts (hein ?) :
    Grunge = BLACK SABBATH + SEX PISTOLS + pluie + boue.

    Je m’explique. Seattle est la ville des USA avec le plus de jours de pluie (1/4) et le plus fort taux de suicide. Les bandes locales ne se retrouvent pas forcément dans l’esthétique de l’époque proposée par MTV. Grossièrement, l’idée c’est de combiné la lourdeur des riffs sabbathiens (2/4) avec la simplicité et le nihilisme du punk (3/4), pour exorciser un certain mal-être/rejet, en réaction au glucose et à la surenchère du hard US; en alternant passage lent et passage énervé avec un son assez sale, distordu et fuzz, (4/4) obtenu avec des pédales.

    Je distingue trois phases relativement distinctes dans le grunge.

    Le proto-grunge: 1985-1990 – Mudhoney « Touch me, I’am sick ».

    Le punk sous l’impulsion du hardcore s’alourdi et commence à lorgner du côté du métal sabbathien. Le son est sale et distordu. Grungy = crade. Le rendu est brut de décoffrage, encore bancale et pas forcément toujours très abouti. Encore instable, le grunge se cherche au même titre que les groupes et leurs membres qui traînent ensembles, splittent et collaborent à tout va. La scène reste confinée à quelques groupes encore très underground.

    Green River – “Come On Down” (Mai 1985).
    “Deep Six “- (Mars 1986) : Green River, Malfunkshun, Skin Yard, Soundgarden, Melvins, U-men.
    “Sub Pop 200” (1998): Nirvana, Screaming Trees, Mudhoney, Tad, Soundgarden …
    Mudhoney – “Superfuzz Bigmuff” (1988).
    Soundgarden – “Ultraméga OK” (1988).)
    Nirvanna – “Bleach” (1989).

    Le grunge s’inscrit dans une mutation plus large du rock vers quelque chose de plus sombre et de plus sale avec le rock trituré des Pixies, des Smashing Pumpkins, et autre Sonic Youth.
    Les Melvins (Seattle), préférerons le hardcore au punk, la boue à la pluie, pour synthétiser le Sludge (=boue).
    A Seattle toujours, les filles « riot grrrl » durciront/saliront le son avec The Gits, 7 Year Bitch, Dickless ; ou bien un peu plus au sud avec Pagan babies, à Portland, qui contient les germes de Hole et Babes in Toyland, ou bien à Los Angeles avec L7.

    Concernant l’esthétique, il suffit de regarder les pochettes de « Bleach » (Nirvana), « Lourder than love » (Soundgarden), « Change has come » (Screaming Trees) ou « Superfuzz Bigmuff Plus Early Singles » (Mudhoney) pour comprendre le changement qui se prépare.

    Le Grunge, “le son de Seattle” (1990- 1995) – Nirvana « Smell Like teen spirit ».

    La formule prend forme. Moins bordélique et plus épuré le grunge va gagner en profondeur et en maîtrise. Black Sabbath, Led Zep, les Doors sont assimilés, et certains groupes n’hésitent pas à regarder vers le rock psychédélique ou le folk de Neil Young. Un grunge qui mature, combiné à l’essoufflement du hard US, alignent les planètes pour un retour d’un rock plus populaire et écorché sur le devant de la scène, suivi d’une explosion dans les charts.

    Mother Love Bone – “Apple” (1990).
    Temple of the dog – “Temple of the dog” (1991)
    Mudhoney-“Every Good Boy Deserves Fudge”(1991)
    Nirvana – “Nevermind” (1991).
    Pearl Jam – “Ten” (1991).
    Soundagarden – “Badmotorfinger” (1991)
    Smashin Pumpkins-“Gish” (1991)
    Alice in Chains – “Dirt” (1992)
    Screaming Trees – “Sweet Oblivion” (1992)
    Mad Season – “Above” (1995).

    « Temple of the dog », sorti l’année de l’éclosion du grunge en hommage au chanteur des Mother Love Bone, Andrew Wood, réunissait Chris Cornell (Soundgarden), Eddie Vedder (qui fondera Pearl Jam), Jeff Ament (Green River, MLB, Pearl Jam), Matt Cameron (Skin Yard, Soundgarden, Pearl Jam), Stone Gossard (Green River, MLB, Pearl Jam) et Mike McCready (Pearl Jam et Mad Season). Comme un écho, la fin du grunge est marquée par la dernière grande réunion de ce petit monde de Seattle sur le très sombre « Above » (Mad Season) avec Mike McCready, Layne Staley (Alice in Chains), Barett Martin (Skin Yard, Screaming Trees), John Baker Saunders (The Walkabout) et Mark Lannegan (Screaming Trees).

    Je marque la fin du grunge à 1994/1995 : mort de Kurt Cobain (1994), l’icône du mouvement pour le grand publique et dernières sorties marquantes liées à la première vague « Above » (Mad Season, 1995), Alice in Chains (Alice in Chains, 1995) ; et aussi une certaine distanciation avec le grunge (Pearl Jam, Foo Fighters).

    Post-grunge (1992 – 1995 –today?) – Nickelback « How you remind me » – Réduction, puis dilution.

    Le succès aussi énorme que soudain du grunge, va engendrer une vague importante de suiveurs un peu partout dans le monde. On réduit la lourdeur du son, on conserve l’alternance tempo rapide/tempo lent, on exacerbe le côté plaintif/mal-être, pratiquement plus de trace de punk et un son moins sale. Du quatre-quarts initiale, on passe à trois. On cherche à reproduire l’aspect grand publique (comprendre ce qui a plu) que vient d’acquérir le grunge.

    Là où la première vague ne vivait pas bien son succès (« In Utéro » en réaction à « Nevermind », « Vitalogy » en réaction à « Ten » et « V », « Down on the upside » en réaction à « Superunknow ») cette seconde vague est plus encadré par les majors, on cherche le single qui passera en radio. Beaucoup de groupes auront un succès aussi fulgurant qu’éphémère.

    Une deuxième vague plus plaintive donc, avec Stone Temple Pilots, Candlebox, Collective Soul, Bush ou bien Silverchair.
    Puis, petit à petit le grunge va se diluer avec le hard rock/métal chez Nickelback, Staind, Creed, Puddle of Mudd, Godsmack et plus récemment avec Chevelle, Seether, Three Days Grace, Alter Bridge ou Breaking Benjamin pour ne devenir qu’une couleur musicale plus qu’un genre à part entière. On parlera souvent de rock/métal alternatif.

    Notons la réappropriation du succès du « Five man Acoustical Jam » de Tesla, par Nirvana et son live « Unplugged » qui deviendra un passage quasi-obligé pour les groupes de grunge et post-grunge. A ce sujet, le « Unplugged » d’Alice in Chain est effectivement ultra-recommandable ! Là ou celui de Nirvana représentait le chant du cygne de Kurt Cobain et de son mal-être, celui d’Alice in Chains est quasi-mystique avec un Layne Staley chantant depuis l’au-delà. Alice in Chains avait d’ailleurs déjà exprimé son côté acoustique avec les très bons EP, « Sap » (1992) et « Jar Flies » (1994).

    Pour terminer, un futur pour le grunge ? Il semblerait que non. Mis à part un certain retour aux grosses guitares dans le rock, comme déjà évoqué, années 90 début 2000, (Radiohead « Creep », Cranberries « Zombie », Therapy « Nowhere » …) et une influence sur le Néo ou le rock émo; le grunge disparaît progressivement du paysage musical.
    Et pourtant … pourtant je pense qu’il y’a des pistes à creuser du côté de groupe comme A Perfect Circle sur un titre comme « Judith », le come-back d’Alice in Chains, ou bien chez Klone. C’est-à-dire vers quelque chose de plus subtile, une frustration mieux maîtrisé pour un résultat plus profond et éthéré (comprend qui peux?)

    Allez, je propose un micro-best-off pour illustrer mon propos :

    Proto-grunge:
    Green River: Swallow my pride
    Malfunkshun: With yo’ heart (not yo’ hands)
    Mudhoney : Touch me I’am sick / Here come sickness
    Mother Love Bones: Stardog Champion

    Grunge:
    Temple of the dog: Hunger Strick
    Nirvana: Smells Like Teen Spirit
    Screaming Trees: Shadow of the season / Nearly Lost You
    Smahing Pumkins: I am one
    Gruntruck: Bar Fly
    Alice in Chains: Would / No Excuse / Nutshell
    Pearl Jam: Black
    Tad: Greasebox
    Soundgarden: Rusty cage / Fell on black days
    Mad Seaon: River of Deceit
    Post-grunge:
    Stone Temple Pilots: Plush
    Candlebox: Far behind
    Collection of soul: Shine
    Silverchair: Miss you love
    Bush: Machinehead
    Foo Fighters: Everlong
    Creed: My sacrifice
    Nickelback: How you remind me
    Puddle of Mudd: Blurry
    Godsmack: I stand Alone
    Chevelle: The red
    Alter Bridge: Metalingus
    Breaking Benjamin: Diary Of Jane

    Une suite?
    A Perfect Circle: Judith
    Alice in Chains: Private hell
    Klone: Nebulous

    Sludge:
    Melvins: Revolve / Honey Bucket

    Riot grrrl:
    The Gits: Second skin
    7 year Bitch: Hip like junk
    Babes in Toyland: Bruise Violet
    L7: Pretend we’re dead
    Hole: Violet

    Pfiou j’ai fini… Sur ce A+!

    PS: Un dossier origine du hard dans les tuyaux ?

    • metal bla•bla 31/01/2018 at 19:29

      R : bravo pour ce commentaire ! Je le republierai dans le blog.

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