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podcast metal bla•bla #005

 

Sommaire du podcast #005
Émission radio enregistrée le 20/03/2017 • 2h32

FAQ • T’écoutes quoi en ce moment ? (11’40) • Blabla news (24′) • Top 5 Les arnaques du metal (31’30) • Kiss Kiss Blabla : Devil is fine de Zeal & Ardor (1h27) • Dossier : de l’influence d’internet sur le metal (1h39) • Y a pas que le metal dans la vie (2h26) • Sommaire metal bla•bla #006 (2h32)

Questions / Réponses du concours Kiss Kiss Blabla / Z&A :
1- Quel est le guitariste préféré de M. REM ? Wolf Hoffmann
2- Quel est l’auteur préféré de M. Canard ? Charles Bukowski
3- Quel est l’album metal bla•bla de l’année 2016 (nom du groupe et titre du disque) ? Avenged Sevenfold • The stage
Le gagnant du concours est Chtronk. Bravo à lui !


Retrouvez la playlist de l’émission sur Deezer


Références albums (pas dispos dans la playlist Deezer)

> Echobrain • Colder world« Spoonfed »
> Them Crooked Vultures • s/t
> The Damned Things • Ironiclast« We’ve got a situation here »


Références diverses
> Trust dans Nice Matin
> Mon voyage au Paradis et en Enfer avec Black Sabbath de Tony Iommi (Camion Blanc)
> Pyrenean Warriors Open Air Festival avec Titan à l’affiche (entre autres)
> Rock’n’roll is here to stay de Bruno Lesprit (Robert Laffont)
> La faim de Knut Hamsun
> Interview de Nicolas Merrien, auteur de Black Sabbath : Children of the grave sur Another Whisky Miser Bukowski


Archives Inoxydable
> Night Flight Orchestra • Internal affairs
> Voilà c’est fini : fermeture Inox / La grande arnaque du rock’n’roll


Les chroniques de Monsieur Canard
> Night Flight Orchestra • Internal affairs

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28 Commentaires

  1. Mr Majestyk 27/03/2017 à 17:54 - Répondre

    Bonjour Messieurs.
    Premier constat: le niveau de l’émission est constant: toujours aussi intéressant. Merci à vous deux.

    Qqs remarques:
    _Sur le Sujet Metal/Net.
    Je partage l’avis de canard sur la culture du zapping, et sur l’impact a priori négatif sur l’écoute d’un album. Quand à la sacralisation de l’objet, je parlerais moi plutôt de valeur de l’objet. Car après tout , comme vous l’évoquiez dans la rubrique « Arnaque », ça reste un produit de consommation, rayon culture. De fait quand on investi du fric, durement acquis avec notre labeur, on (« On » désigne plutôt les gens de notre génération c.a.d celle qui a connu l’avant Internet ) attend un produit matérialisé, qui concrétise cet achat/sacrifice. Je me hasarderais à faire un parallèle avec la Valeur au sens économique du terme. L’économie du capital est passée d’un monde industriel, basée sur la valeur du travail matériel à une économie virtuelle, de plus en plus dématérialisée.

    Ayant une fille de 18 ans, je peux témoigner que, même si sous mon influence, la notion d’album ne lui est pas étrangère; celle-ci disparait de + en+ chez les jeunes de sa génération. La flexibilité du support et son instantanéité font que, sauf chez les aficionados, le concept d’album ,selon moi disparaitra vite. On fait sa sauce ,sa compil, sa liste d’écoute.

    J’ajouterais à cela la surenchère d’offre (TOUT est sur youtube) qui incite au zapping, à l’impatience qui a tendance à saouler les jeunes, au sens premier du terme: manque de concentration, distraction, fatigue sensorielle, abrutissement).

    Pour ma part étant un « vieux », et étant avant tout un adepte de l’archéologie musicale, je profite de la mine d’or qu’est youtube , un véritable musée virtuel entretenu par des passionnés. La vieillesse ayant aussi qqs avantages, dont la sagesse, je m’arrête de cliquer dès que je sens l’overdose poindre.
    Quand je tombe sur un truc qui me plait vraiment, hop sur ma liste d’achat. Comment aurais-je pu découvrir aussi facilement une pépite comme UNIVERSE? 😉

    Pour finir, je suis assez d’accord avec Mr REM sur la discothèque et sur le fait de choisir un CD, de le mettre sur la platine, ça procède d’un choix. Mais j’ajouterais que ça procède aussi de choisir de prendre son temps. Quand j’écoute un mp3 sur l’ordi ou sur Youtube je reste dans l’instantanéité, tout se résout en 1 clic. Quand je cherche, choisi et écoute un Cd sur ma chaine, en général je me mets sur le canap, je bois un verre. Je prends le temps de l’écouter.

    _Metal Prog.
    Au final est-ce que ça existe? Je connais pas mal le Rock Prog. Mais qu’est-ce que le Metal prog? vous pourriez m’indiquer des groupes qui incarnent ce mouvement? De de ce que je connais en Metal, je dirais que Meshuggah s’approcherait plus de ce que j’en entrevois (approche assez cérébrale de la musique, assez Jazz par moment, et qui repousse les frontières du genre). Peut-être un album comme « Terria » de Devin Townsend?

    _Tony Iommi a un son de guitare qui fait que de « Vol 4 » à « Headless Cross » en passant par « Heaven&Hell » (mon trio gagnant chez BS) on est en terrain connu. Un solo de Iommi est instantanément reconnaissable pour moi, qui suit pourtant nul en musique.

    Bon j’ai fais un peu long, mais c’est de votre faute.

    • metal bla•bla 27/03/2017 à 19:20 - Répondre

      Merci de partager ton expérience.
      Quelques exemples de groupes classés « metal prog » : Shadow Gallery, Circus Maximus, Pain of Salvation, Vanden Plas, les Opeth les plus récents, Symphony X, Myrath, Orphaned Land… Les noms que tu cites (Townsend ou Meshuggah) ne sont pas metal prog dans le sens actuel, mais sont progs dans les faits par contre, parce que Townsend a cherché pendant longtemps et surprend à l’écoute par exemple. On est raccord sur cette approche.

  2. Kommander 27/03/2017 à 20:50 - Répondre

    Hello.

    A propos de l’arnaque du rock, j’aurais deux remarques.

    D’abord, j’ai l’impression que ça va plus loin que le simple fait d’être intègre (notion que tant de gens déraisonnablement obtus ont malmenée) ou non. J’ai en tête un article de G.T, le mec de Music Lodge qui parlait carrément du malentendu idéologique. J’avoue que le passage sur le racisme du rock ‘n roll dans son article « le rock c’est de la merde » m’a plongé dans la perplexité. Ce serait oublier Chuck Berry (R.I.P), Little Richards, Buddy Guy, Thurston Harris et surement d’autres. Mais d’un autre côté, c’est vrai que l’on pourrait donner raison à Jim Morrison qui envoyait chier ce genre pour ne garder qu’Evis Presley et dire « vous avez qu’à écouter du blues, bande de cons » pour le reste.

    Ensuite, je me demande si cette théorie de l’arnaque rock ne permettrait pas de blanchir et de relativiser l’attitude de certains (opportunisme, réputation en toc, etc). En effet, si ça se trouve… et si c’était eux qui avaient raison ? Peut-être pas les Stones, faut pas déconner (même s’ils avaient Brian Jones). En fait, je pense aux DOORS. Et là encore, c’est un article de Music Lodge qui m’a fait réfléchir (lui : http://www.musiclodge.fr/article-les-40-ans-de-la-mort-de-jim-morrison-78503712.html).
    A la fin de la lecture, je me suis dis… mais qu’est ce qui est mieux pour le rock ? L’intégrité ou la lucidité ? Avait-il raison, le Jimmy, de ne considérer tout ça que comme de la récré ? Et s’il était rebelle contre les rebelles ? Quand j’écoute le premier album des DOORS, j’entends le rock. Furieux (« Break on Trough »), parfois sensuel (« Soul Kitchen », « End of the Night »), aventureux (« The End »). Et quelque part, la musique suit, son but était de mettre en musique ses textes. Un truc d’auteur combiné à du jam, quoi*. Bon, après, il a l’air d’être l’opposé de Little Richards : blanc, éduqué, homophobe… Mais après tout, les rares qui n’ont pas été récupérés (Syd Barrett, GG Allin, les machins « expérimentaux ») se sont fait cramer.
    Enfin, j’ai aussi l’impression qu’il était à la fois dans le cadre et en dehors. L’éthique en respectant un minimum les autres membres du groupe, l’envie de faire du rock sans perdre de vue ce qui lui tenait à cœur.

    A propos d’Internet, il y a aussi quelque chose qui a pris de l’ampleur depuis la seconde moitié des années 2000 : l’excavation. Dans mon commentaire sur les tops de Heavy, j’avais parlé de CIRITH UNGOL. Au début, j’ai espéré qu’on s’arrête là question « groupe injustement oublié ». Hélas, non. Internet permet de déterrer plein de groupes qui parfois n’ont fait qu’une ou deux démos, et les labels regardent lesquels auraient droit à leur statut culte en solde. STORMTROOPER, OMEGA, LEGEND, EVIL, BLOOD FEAST, TREBLINKA (l’exemple le plus navrant), VON, CHÂTEAUX, CATACOMB, TIMEGHOUL et j’en passe.
    Et ensuite, les labels lancent une CHIÉE de rééditions, en packaging deluxe à deux ou trois CDs. Et là-dedans, faut remplir : démos retrouvées dans le placard du fond, prises live toutes plus miteuses les unes que les autres, etc. Alors il y en a qui sortent du lot et qu’on peut replacer dans du contexte, ou réhabiliter car certains ont été victimes de malchance. Mais le plus souvent, ce n’est pas très intéressant. Alors quand on exige du tri, ça ressort des évidences genre « ouais mais c’est pas parce que ça a du succès que c’est bien ». SANS BLAGUE !!!!
    Sur ce domaine, il aurait fallu faire le tri, et il n’a clairement pas été fait. La déversée du net couplée aux pompes à fric que sont ces rééditions (en plus d’être remplies de n’importe quoi elles coutent cher). Cette année, je dirais que c’est celles de SORTILÈGE qui valent le plus le coup. Si vous songez à aborder ce sujet, je mettrais un top de ceux qu’on aurait pas du oublier.

    Sinon, parmi les super groupes, il y avait FANTOMAS dans le genre over improbable (des mecs de SLAYER, FAITH NO MORE et de MR. BUNGLE).

    K.

    * Enfin, je suppose que les albums entre le premier et LA Woman sont comme ça. Après tout, un album peut suffire à toucher le génie et on peut snober le reste. Ou même se contenter des chansons, puisque que le format album est aussi un malentendu.

    • metal bla•bla 27/03/2017 à 21:12 - Répondre

      M. REM
      Intégrité, lucidité… Tout dépend de l’époque. Il me semble que le mieux est d’être intègre en ayant le sens de l’histoire. Personne de lucide en 2017 justement ne peut croire que le rock est encore rebelle. Et si l’on peut considérer que certains groupes / artistes l’ont été à leur époque, tout cela est terminé. Aux acteurs contemporains de trouver leur manière d’être « rebelle ».
      Malheureusement, peu réfléchissent à cela et trouvent leur place. Qui peut monter sur scène de nos jours et gueuler « Ça va ? Vous êtes rock ce soir ?  » ? Qui pense que casser une guitare ou renverser une batterie a un quelconque sens de nos jours ? Il y a d’autres façons d’être « révolté », « différent » ou « décalé » mais ça ne semble pas intéresser les gens qui, comme le dit le blogueur, ont plutôt décidé de faire carrière.

      Entièrement d’accord avec ta deuxième partie sur les rééditions pléthoriques. Les fans des vieilleries 80ies sont fous : la seule date de sortie d’un disque le rend crédible à leurs yeux. Pour avoir connu cette époque, je ne sais que trop bien que des tas (la majorité) des disques et des groupes ne valaient rien. Comme à chaque période et dans tous les styles d’ailleurs.
      Mais il semble que le son de l’époque suffit à réjouir ces « nouveaux puristes ». Tant pis pour eux. A mon avis, il vaut mieux se « contenter » de Maiden et disons… Tokyo Blade, plutôt que d’aller jusqu’à déterrer Omen ou Thor. Voire pire (et là, grâce à Youtube, je découvre à chaque fois 10 groupes « de l’époque » dont je n’avais jamais entendu parler, et après une écoute je sais pourquoi).
      Il y a un snobisme « true » qui est exaspérant et la sur-réédition de machins improbables nivelle tout, « lisse les souvenirs » pour faire croire que tout ce qui est 80 est du niveau de Maiden. Et bien non.
      Sinon je ne savais pas qu’il y avait eu de nouvelles rééditions de Sortilège. C’est quoi c’t’histoire ? Perso j’ai les rééditions d’Axe Killer (si ma mémoire est bonne). Ça doit suffire mais je vais me rencarder quand même 🙂

      • Kommander 27/03/2017 à 21:44 - Répondre

        En fait, il s’agit plus précisément du label grec No Remorse Records. Avec High Roller en Allemagne, ils représentent le fleuron de cette tendance. Cela dis, on y trouve quelques perles. Ils ont ressortis « La Terreur » et « Suprématie » d’ADX, l’EP et « Métamorphose » de SORTILÈGE cette année, la démo de CORONER et quelques petits trucs. Je dirais que parmi les machins à un EP ou une démo sur ce label, MEDIEVAL STEEL sort un peu du lot.
        Pour SORTILÈGE, il s’agit d’éditions CD et Vinyle avec pour l’EP la démo en bonus, et pour l’album ils ont exhumé le premier mix qui ne fut pas gardé, plus la version anglaise. Attention, ça coute assez cher pour l’instant et il arrive à ce que les précommandes s’épuisent vite.

        Sinon, ce n’est pas qu’une histoire de « nouveaux puristes » : ça fait vraiment exploitation de la nostalgie de mecs qui déjà à l’époque étaient persuadés d’écouter plein de trucs super tous les mois. Déjà avant, on ne voulait pas trier. C’est ce qui ressort de mes lectures de scans de vieux magazines et fanzines et m’a détourné du fait de replacer dans le contexte le Hard. Perso, je ne fait ça que pour les styles ne dépassant pas les années 70. Car j’aurais vraiment du naitre à la bonne époque pour comprendre les Beatles, les Stones, Dylan et les autres.

        K.

        • metal bla•bla 28/03/2017 à 13:52 - Répondre

          M. REM : Ayant connu « l’époque » et ayant été « persuadé d’écouter des trucs super » je nuance ton propos. Ce n’est pas une question de génération ou d’époque, c’est une question individuelle. Des tas de groupes / disques que je trouvais super n’ont pas tenu le choc du temps, une fois que je les ai comparés ou que j’ai écoutés d’autres trucs. Et il y en a tellement… J’ai beau radoter sur Saxon, le groupe n’est pas génial et majeur que dans mon souvenir. Mais quand je vois que Der Kaÿser (le groupe français dont on se moquait déjà à l’époque) peut être considéré comme culte… Donc, oui, la contextualisation est indispensable.

  3. Modrigue 28/03/2017 à 11:36 - Répondre

    Bonjour messieurs,

    Hé bien moi, en tant que personne qui n’était pas ado dans les années 80, je suis très content qu’on ait réédité CIRTH UNGOL. C’est un de mes groupes de metal préférés, très original et injustement décrié en son temps, avec une approche différente et tranchée. Un chanteur unique, des titres entre deux époques avec son ambiance 70’s jam/doom particulière que j’adore, des compos épiques et de superbes pochettes. Personnellement, j’adore… et je ne me revendique pas « true » de quoi que ce soit 🙂

    Dans le style épique, je suis aussi content qu’on ait réédité MANILLA ROAD. Après, effectivement, tous les groupes ne méritent sans doute pas qu’on les déterre… Ce n’est pas parce que c’est estampillé 80’s (ou 70’s, ou autres…) ou qu’il y a un sticker sur le disque que ca vaut forcément le coup. Le pouvoir du marketing…

    Cela fait écho à ce que vous mentionnez dans le dossier Internet: écoutez avant d’acheter. Finalement, Internet sur le metal, ca a le même effet que sur la musique en général et plein d’autres sujets : c’est la grande libéralisation. Comme pour la recherche d’information, les gens curieux et cherchant à s’éduquer vont développer leur esprit critique / leur oreille par eux-mêmes, et se constitueront leur propre catalogue de sites d’informations / blogs / disques préférés. Au contraire, les « consommateurs passifs », sans démarche active, consommeront l’info / la musique que l’on leur servira…

    Conclusion : sans repères fiables, dans un océan de médiocrité où le bon et le mauvais sont mis au même niveau, il faut plus que jamais développer son esprit critique et ses goûts propres 🙂

    Merci pour ce nouveau podcast très intéressant en tout cas !

    • metal bla•bla 28/03/2017 à 13:54 - Répondre

      M. REM : Il faut plus que jamais développer son esprit critique, mais ce n’est pas une notion très partagée finalement puisque l’époque nous ressert l’idée « qu’il ne faut pas dire ‘c’est de la merde’ mais ‘je n’aime pas mais je respecte’ « .

  4. Grif 28/03/2017 à 16:05 - Répondre

    Bonjour, n’ayant que 20 ans et étant assez jeune dans la formation de ma discothèque et de ma collection « virtuelle » d’album, je pense pouvoir témoigner pour Mr Rem.
    Personnellement, avant que je ne découvre les blogspots et autre téléchargement d’album sur VKontakte, je me limitait souvent à des écoutes instantanées de morceau sur youtube (du zapping comme le dit si bien Canard) et si un morceau me plaisait vraiment, je partais dans un Cultura ou une Fnac en quête de l’album. Et du coup, ça rejoint un eu l’idée de « culture du single » même si en zappant, on tombe as forcément sur le morceau que le label a choisi de clipé pour que ce soit la vitrine du disque. Mais pour moi, le CD à une valeur plus importante que jusque la musique en format mp3. Un CD que j’achète, même si je le trouve moyen (genre Iconoclast de Symphony X) je me l’écouterai attentivement plusieurs fois, ne serais-ce que pour rentabiliser l’achat alors que je suis sur que j’aurais arreter l’écoute et supprimer le fichier si je l’aurais téléchargé.
    Le CD a aussi pour moi une charge sentimentale, généralement, avoir le CD d’un groupe et un acte d’identité, je possède ce CD du coup je me considère comme fan du groupe. On peut aussi ajouter la fierté d’avoir fouillé les bacs pour trouver l’exemplaire voulu.
    Donc voila, même si je pense être tombé dans l’instantanéité d’internet, le fait d’avoir tout et tout de suite. Je pense que même une personne aussi accroc au numérique que moi peut trouver du temps pour apprécier le caractère physique d’un album plutôt que de juste déposséder la musique de cet aspect physique en la mettant sur un fichier mp3 bien ranger dans un dossier informatique.

    • metal bla•bla 29/03/2017 à 00:17 - Répondre

      M. REM : Merci pour ce chouette témoignage (tu vois Coin Coin, tout n’est pas perdu !). Témoignage qui nous prouve également qu’il y a du jeune chez les auditeurs. Et ça c’est cool. Welcome (to hell bien entendu).

  5. MrPropre 29/03/2017 à 23:21 - Répondre

    Salut les gars,
    d’entrée de jeu, je me permets de vous rentrer dedans ! Je n’apprécie pas le thème et le principe de qualifier un groupe d’ « arnaque du métal ». Alors que je suis d’accord pour un album ou un concert, pour un groupe, ça me dérange profondément. On a le droit de ne pas l’aimer, de détester son genre. Vous pouvez aussi critiquer le système, le marketing, les labels, les distributeurs (et il y a de quoi faire), mais un groupe, dès lors qu’il enchaine les concerts autour de la planète, qu’il a des millions de fans qu’il respecte, vous appelez ça une arnaque !? Je vous passe la définition du Larousse, vous la connaissez aussi bien que moi, mais surtout, vous disiez que vous étiez écouté par des centaines d’auditeurs, c’est plus une simple discussion de terrasse ! Plus vous agitez vos arguments, plus vous vous enfoncez. De plus, si vous crachez sur un groupe, vous crachez de même sur des millions de fans qui éprouvent des émotions en l’écoutant. Vos arguments, que vous pensez implacables, sont entendu comme de simples opinions ou pis, des provocations. Un auditeur fan du groupe a juste envie de zapper.
    Tout le monde a ses groupes bannis, à qui on ne donne plus aucune chance. Chez moi, ces groupes, pour faire bref, tournent autour du néo-métal ou du black. J’ai aussi d’autres têtes de turc que j’aime détester : Bon Jovi, Rammstein… , mais je ne dirai jamais que ce sont des arnaques, je passe mon chemin en sachant bien que les goûts et les couleurs…

    Cependant, j’ai écouté jusqu’au bout cette partie ! Je vous écoute parce que j’aime vos textes ou vos chroniques et le métal depuis 40 ans. Parce que vous avez tous les deux un vrai talent d’écriture. Bref, si vous lire est un réel plaisir, j’aimerais prolonger ce même plaisir en vous écoutant.
    De plus, je vous préfère dans l’humour que dans la provocation. Et si toutefois vous voulez jouer la provoc, je préfère quand elle est écrite, quand on comprend les ressorts… ou quand vous la mélangez justement à l’humour, à la mauvaise foi assumé, à la rage, à des sentiments.

    Et vous allez nous parler politique 😳 !? Si c’est pour me dire qu’ « En Marche » est le renouveau de la politique, une révolution, une refondation, ou le contraire que je sais déjà, ou bien flinguer un parti concurrent pour lequel je voterai, ou même que Trump « c’est pas bien » … Attention les gars, sujet sensible et glissant !
    Si vous nous parlez de politique au travers de Marduk, de RATM, de Sex Pistols, de Midnight Oil ou de Trust, j’espère que vous garderez ue certaine hauteur de vue. Que vous prendrez en considération un concept politique et philosophique : savoir d’OÙ ils parlent.

    Vous disiez vous attendre à des commentaires négatifs, voilà donc le tout premier de MBB ! Sinon pour le reste , merci pour Zeal&Ardor, à écouter.

    Au fait, puisqu’on parle politique, vous avez lu ça ? : http://www.lefigaro.fr/musique/2017/03/29/03006-20170329ARTFIG00133-pour-l-ex-sex-pistols-johnny-rotten-trump-et-le-brexit-sont-des-maux-necessaires.php .
    Voilà un bon sujet de débat, un caillou dans la chaussure je dirais… intéressant non ?

    A très bientôt pour le #006, j’y serai.

    • metal bla•bla 30/03/2017 à 08:28 - Répondre

      M. REM :
      – Un groupe fait ce qu’il veut, accepte ou pas les conditions de sa maison de disque, reste le patron de son manager et de son attaché de presse, n’est obligé à rien et dispose du final cut sur tout ce qu’il fait. Et s’il n’a pas le final cut il s’est lui même fait arnaquer. Un grand pouvoir implique une grande responsabilité (oui, je cite l’oncle de Spiderman).

      Quand 3 ans après la sortie d’un disque un groupe revient dessus et t’explique « on l’a écrit vite, on avait la pression de la maison de disque, on en est pas très content » ils ont arnaqué leur public. Ce n’est pas un point de vue, c’est un fait.

      Quand les groupes jouent avec des sonos nazes dans des endroits pas faits pour accueillir une foule et encore moins des musiciens, ils ne rendent pas l’argent. Ils arnaquent donc leur public.

      Le respect ne se doit pas. Il se gagne. Le « j’aime pas mais je respecte », la devise reine des gens qui n’ont pas d’avis et souvent pas d’argument, fonctionne quand le sujet dont on parle est respectable. Nous essayons de ne pas confondre les faits et le goût de chacun. Kiss a produit des figurines, des jouets et des comics. Il y a des concerts avec Dio en hologramme. Ce sont des faits. Et on pense que c’est zéro. Et on pense que Dio est l’un des plus grands chanteurs de hard rock / metal et que la création et l’apport de Kiss sont immenses. Ces 2 points de vue peuvent coexister avec les faits.

      – Oui on va parler de politique dans le metal. A notre manière, comme à chaque fois. Et si ça ne plait ça n’est pas bien grave. Ce n’est qu’un podcast. Nous n’avons aucune responsabilité dans le sens où il n’y a aucun lien commercial entre vous (auditeurs) et nous, aucun lien de subordination non plus et aucune arnaque (on y revient) : nous n’avons pas de carte de presse, aucun statut qui pourrait « faire croire que ». Et nous ne sommes surtout pas tenu à une « objectivité ». MBB a une ligne éditoriale, nous avons des avis et des positions. Comme certains organes de presse. C’est quelque chose qui n’est pas habituel dans le monde musical et encore moins dans le monde du hard rock et du metal. Il me semble que quand on lit un journal on sait en général « d’où ça parle ». Ben là, c’est pareil. Surtout si tu as déjà lu ce qu’on a pu écrire.

  6. Paddy 30/03/2017 à 22:47 - Répondre

    Salut les « masters of papote »… une fois de plus, 2h30 qui passe comme une balle… du contenu, des arguments, de la recherche, de la pertinence avec une dose d’impertinence, des découvertes pour moi, du second degré … vraiment, rien à redire. Très bien ficelé.

    Ca donne juste envie de se retrouver autour d’une bonne trappiste belge dans un bar « métal » et d’en discuter en direct. Si une fois vous faites un live 🙂

    Par rapport au dossier « internet », j’estime que c’est plutôt positif pour le consommateur. Oui, le support CD a été un graal pour ceux de notre époque (je suis né en 80, sorti en même temps que le premier album de Maiden comme j’aime le répéter …) et je vénère encore aujourd’hui certains album comme un trésor inestimable : Mon précieux « Punk o Rama 1 », Soundgarden « badmotofinger » avec son « tribal original », ma rencontre avec Maiden par hasard en tombant chez un copain sur « best of the Beast »…

    Une époque révolue en tout les cas… J’achète maintenant plus rarement un cd (les 2 derniers : Maiden et Hammerfall). Le net m’a fait télécharger un tas de truc avec la complicité (in)volontaire du Canard par exemple… Nime n’a pas pour volonté j’imagine de pousser au piratage loin de là, mais quelle aubaine de profiter de l’avis de spécialistes avec une déclinaison d’autant de style.
    Nime + Youtube = combinaison mortelle mais tellement tentante. Tout comme votre podcast d’ailleurs. Vous n’imaginez pas le nombre de groupe que je (re)découvre depuis.

    Bien sûr il y a l’aspect financier pour les groupes et j’en suis conscient. Un bon deal serait certainement comme les principes de mediathèque en Belgique. A l’époque, 2,5 euros pour un Cd pour une semaine. Pas de gratuité mais une contribution légère. On sait de toute façon que les gens vont le copier. L’industrie du disque ne s’est elle pas fait piéger à son propre jeux ? en vendant des Cd d’artiste, et puis en vendant des graveurs ? La dedans, c’est certainement les artistes à moindre envergure qui ont payé l’addition. Je reste certains que la musique reste un business et qu’il y en a qui s’en mettent plein les poches. Des artistes (ou producteurs) jouent à ce jeux > hologramme, renfort de voix en live, prix exorbitant, rencontre monnayée avant ou après le concert, playback ,…

    Disons que tout ça fait malheureusement partie d’une certaines évolution. D’un autre côté, sans podcast, sans Nime, sans youtube, certains artistes seraient assurément restés dans l’ombre…

    qu’est ce qui est mieux ? Ca dépend de quel côté on se trouve….

    Merci à vous pour votre dynamisme et qualité d’émission. Merci aussi à tout vos followers qui me font profiter de leur culture métal. Et moi qui croyait que j’en connaissais bcp… Ca rend humble votre podcast.

    Metalliquement, Paddy

    • metal bla•bla 31/03/2017 à 07:32 - Répondre

      M. REM : les gens veulent la gratuité pour la musique (ou les séries, etc.) parce qu’ils peuvent déjà en bénéficier sans l’accord des créateurs. Il ne viendrait à l’idée de personne de vouloir la gratuité pour une voiture ou un tarte aux quetsches, parce qu’il est un peu plus compliqué pour le péquin moyen de tirer une caisse ou de pratiquer le vol à l’étalage. C’est un peu la blague « Pourquoi les chiens se lèchent-ils les c… ? « Parce qu’ils peuvent ».
      Merci pour tes commentaires et tes encouragements (et quitte à acheter rarement des CD, laisse tomber Hammerfall ! :))))))) )

  7. Xav_le_ouf 31/03/2017 à 10:58 - Répondre

    Hello,
    toujours un régal de vous écouter déblatérer en mode « 2 potes sur le canap' ». Continuez !

    Je trouve, et je le dis sans offense, que des fois votre émission c’est un peu « Métal BlaBlasés ». Mais je vous comprends complètement sur plein de points et notamment que l’âge d’or du métal est derrière nous, que plus on vieillit et plus on voit tout ce qu’il y a derrière les belles pochettes et les beaux concerts, etc… à savoir le fait que c’est aussi un business et que les attitudes sont souvent feintes. Que nos artistes sont souvent juste des gros connards. Au passage, pour rebondir sur le thème de l’émission, un des impacts d’internet dont vous n’avez il me semble pas parlé c’est le fait qu’on sait maintenant tout sur les coulisses de la vie des artistes, et que c’est pas jojo. Avant on avait peu d’infos et plus de place pour le « rêve ». Aussi, comme vous je pense, plus j’avance (j’ai que 32 ans certes mais 20 ans de métal derrière moi) plus je dois me « forcer » à être naïf face à tout ça pour garder un peu de magie et d’émerveillement (sans pour autant tout le temps être « béat » comme tu dis REM). Des fois, j’ai même peur de ne plus rien trouver qui me fasse vibrer en métal. Alors j’écoute un Manowar ou un Accept et tout va mieux 🙂
    Est-ce que ça vous arrive encore aussi de forcer votre naïveté ?
    Mais continuez comme ça, vos bougonneries font partie du charme de l’émission et c’est pour ça aussi qu’elle est au-dessus de la moyenne : on y trouve un discours de vérité.

    Sinon deuxième point, est-ce que vous pourriez faire un top 5 (oui, je passe carrément commande d’un top 5) sur les bouquins des bios des groupes et artistes ? Apparemment vous en lisez pas mal (au moins REM) et c’est un genre littéraire que je trouve intéressant et agréable à lire quand c’est bien fait.

    Voilà, c’est tout pour l’instant. Un bisou pour Canard puisqu’il réclame.

    • metal bla•bla 31/03/2017 à 11:19 - Répondre

      M. REM : C’est vrai que nous n’avons pas évoqué la disparition de cette distance entre le public et l’artiste qui peut faire disparaître toute magie. Tu fais bien de le rappeler.
      Concernant notre côté blasé, ta « perte de naïveté » ou « la naïveté forcée » voilà mon modeste avis suite à un long parcours : la passion ne s’éteint pas. Jamais. Par contre son intensité peut varier. Actuellement, je me réjouit de ce que j’écoute. Par exemple, je suis sur un album FM dont e parlerai de FM dans la prochaine émission et je sautille comme un gosse avec cette (petite) nouveauté (suspense). Cette année je me suis déjà pris deux claques avec le Sepultura et le Zeal & Ardor… J’ai encore réécouté Solas de The Answer et je le trouve toujours aussi bon… Bref, il y a de bons disques, ce n’est pas le problème. Le problème c’est de garder l’énergie pour les chercher. C’est ça le plus dur, surtout quand tu as « de la bouteille » et que tu as l’impression d’avoir fait le tour de ton sujet. Je crois aussi qu’aller ailleurs peut faire du bien : je suis un très grand fun de punk rock, j’en écoute beaucoup et quand je « reviens » au metal c’est avec une oreille un peu neuve. C’est intéressant et ça fait évoluer les goûts (je suis aussi passé par le « classic rock », la pop anglaise…).
      Un autre phénomène contre lequel on ne peut rien, c’est qu’on ne pourra plus connaître de « première fois ». C’est comme pour la drogue : aucun shoot ne sera aussi fort que le premier. Donc si Manowar t’a mis sur le cul il y a x années, faut bien te dire que ça ne se reproduira pas. Jamais. Donc faut changer de « drogue » 🙂 Et pas chercher une copie de celle là.
      Enfin, ce qui donne peut-être l’impression que nous sommes « blasés » par moment, c’est que nous sommes persuadés que, tout style confondu (et ça marche dans des tas de domaines de sous-culture comme les jeux vidéo, la BD ou les séries télé), 90% de la production ne vaut rien. Une fois qu’on a compris ça, soit on met des gants et on trie (c’est le prix à payer à notre époque pour choper de bonnes choses), soit on reste dans le canap’ et on remet un Maiden. Comme j’ai déjà adopté ces deux attitudes, je les comprends bien 🙂
      Pour les bios, je le note. Je ne pense pas en avoir lu assez pour faire un Top 5 mais j’en parlerai à chaque fois que le sujet s’y prête.

  8. Acmae 02/04/2017 à 18:28 - Répondre

    Bonjour,

    Merci à vous deux pour ces podcasts forts intéressants, honnêtement on ne sent pas les deux heures et demie passer, et on ne s’ennuie pas le moindre instant. Et le plus important, on apprend des choses ! C’est peut-être parce que je suis née bien trop tard (89), mais j’adore écouter ou lire les témoignages ou les anecdotes des « vieux » dès que ça concerne la musique que j’aime.
    Cela me fait penser que je ne me suis toujours pas amusée à relire les chroniques d’un pas grand-chose dans l’ordre chronologique.

    Un léger soucis : ça vient de moi ou on ne peut pas avancer ou reculer comme on veut ? J’avais souvenir qu’on pouvait sur Soundcloud commencer à la trentième minute par exemple si on voulait.
    (pas que je ne veuille pas tout écouter, mais comme une cruche j’ai fermé mon onglet lors de l’écoute de ce MBB5 et j’ai dû recommencer du début, heureusement que cela ne m’est arrivé qu’après un quart d’heure d’écoute et non pas après plus de deux heures)

    Vu déjà tout ce qui a été laissé en commentaire sur les sujets abordés, je ne m’étendrai pas, surtout que je n’ai pas connu le « avant internet » quasiment.

    Merci pour la découverte de Zeal and Ardor d’ailleurs (ajouté à la liste d’achats), j’ai réussi à lâcher mes albums de 1917 assez longtemps pour jeter une oreille dessus, c’est génial dans son genre. Bien que fort dérangeant, intense et plutôt abrupt (difficile à appréhender quoi) aux premiers abords. Il se trouve en entier sur le bandcamp du groupe, j’ai joué le jeu, je n’ai pas écouté de morceau isolé.
    De toute façon je préfère largement écouter un album dans son ensemble même si je ne le possède pas et que je dois l’écouter en ligne.

    • metal bla•bla 02/04/2017 à 18:54 - Répondre

      M. REM : Salut « gamin(e) », le vieux te salue bien ! 🙂 Bravo pour la démarche d’aller écouter Z&A de cette manière. Concernant le lecteur Soundcloud, il suffit de passer la souris sur l’onde audio et cliquer sur le minutage qui t’intéresse pour accéder directement au passage voulu. A priori ça fonctionne sur tous les navigateurs. Sinon, tu peux également télécharger le podcast (cf. la FAQ si besoin).

  9. Acmae 02/04/2017 à 19:52 - Répondre

    GaminE, il me semble avoir à peu près accordé ce qui devait l’être malgré ma mauvaise orthographe 🙂

    Rien à faire sinon, j’ai redémarré mon navigateur (Firefox, rien d’exotique) mais je ne peux toujours pas naviguer dans le temps sur Soundcloud. Merci, au moins je sais que le problème est de mon côté. Et bonne idée le téléchargement.

    Une dernière chose que j’ai omise dans mon précédent message, pour être sûre d’avoir compris vos propos sur ce qui est ou non progressif (dans le metal ou ailleurs) :
    l’album « Éclats » du groupe Orakle est-il prog ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Ol6p0CGfNbM

    Ironique que ce soit un groupe ne faisant en fait pas de metal prog’ qui m’ait dégoûtée de tout groupe estampillé prog’ pendant des années : peu après avoir commencé à explorer le metal, j’ai voulu m’intéresser au metal prog’ et j’ai assez logiquement commencé par le groupe qui était donné un peu partout comme la référence du genre : Dream Theater. Grosse erreur…

    • metal bla•bla 02/04/2017 à 19:56 - Répondre

      M. REM : désolé l’accord était bon, c’est moi qui ne l’ait pas vu ! 🙂 Si ton Firefox est à jour et que ça ne fonctionne pas, a priori c’est que ton plugin Flash lui n’est pas à jour (c’est ici que ça se passe).
      Je vais aller écouter Orakle, je ne connais pas.

  10. Acmae 02/04/2017 à 20:20 - Répondre

    Je pense que tu as mis le doigt dessus, j’ai d’énormes soucis avec ce foutu plugin depuis des mois. Merci. (que je le mette ou non à jour, ça merde)

    J’ai une petite idée de la réponse pour Orakle, tu confirmeras après écoute je pense.

  11. Séb 06/04/2017 à 11:48 - Répondre

    Pas du tout d’accord avec votre théorie de l’arnaque. Votre dossier est bancal, à mon avis parce qu’il repose sur une vision uniquement mercantile du metal. Vous vous exprimez comme des « consommateurs » de metal : le disque est un « produit » et le groupe un « vendeur ». Dans ce contexte, vous criez à l’escroquerie contre des marchands malhonnêtes qui vous ont dupés et dont vous faites le procès. Je ne vois pas les choses comme ça.
    Je propose de réexaminer la question sous un angle artistique et humain pour voir qu’on ne peut pas utiliser le terme arnaque.
    Les gars, revenons aux fondamentaux : à la base, c’est juste un Art. Fait par des fans de musique tout comme vous, mais qui sont allés plus loin en se mettant à la pratique musicale. On parle de mecs qui ont travaillé dur de longues années (rem, t’es gratteux tu sais combien c’est dur surtout dans notre genre très technique), ont trouvé leurs semblables pour former un groupe, ont trouvé leur style dans un genre qui ne se vend pas, ont rêvé d’1 concert, puis d’1 album, puis d’1 tournée, puis d’1 scène digne de ce nom, puis pour la crème de la crème d’avoir un nom, une carrière. Tous les groupes, absolument tous d’1 jour ou d’1 vie, sont passés par là, pour l’Art. Pas par choix, mais parce qu’ils avaient en eux, simples hommes, cette musique, cette rage, ce désespoir qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de faire sortir. Certainement pas pour « faire du fric » et encore moins pour « aller arnaquer l’auditeur », c’est juste impossible dans le monde du metal vu la quantité de travail requise et la faible chance de succès. Pour moi, tous les groupes de metal qui arrivent au niveau d’être chroniqués dans les media metal ne peuvent être que sincères et intègres, les escrocs s’il y en a, n’arrivent pas à ce niveau. Je paraphrase Lemmy : « Je joue du rock and roll parce que je ne sais faire que ça ».
    Là où on se rejoint, c’est que je ressens (ou ai ressenti) moi aussi un malaise vis à vis de certains groupes, justement les même que vous : nirvana, guns pour n’en prendre que 2. Ils ne se sont pas dit « allons jouer la musique que tout le monde attend, escroquer tous ces cons et devenir riches », ils ont juste fait l’inévitable : jouer Leur musique, et la jouer bien. A 2 ans près, appetite ou nevermind seraient certainement passés inaperçus, s’ils sont sortis « au bon moment » c’est forcément par hasard si on postule comme je le fais que ces gars sont juste des zicos sincères et intègres. Je ne les taxe donc pas d’escrocs, mais je reconnais comme vous qu’à l’époque j’ai trouvé leur succès suspect, j’ai gardé mes distance au début et ai écouté ces albums sous quarantaine. Un succès pareil, c’était anormal. Ca puait.
    Et en même temps, … ça sentait Bon. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’-était vraiment- bon. Et, l’histoire nous l’a confirmé, c’était historique. appetite et nevermind, c’était jouissif. Alors passé une période de quarantaine, plutôt que de crier à l’arnaque que « mes » groupes plaisaient à trop de gens, j’ai préférer lâcher prise et apprécier ces monuments à leur juste valeur. ces albums n’ont pas survécu à l’épreuve du temps ? C’est vrai je ne les écoute plus et alors ? Je m’en souviens encore et ils gardent toute leur valeur dans ces souvenirs.
    Un autre groupe suspect que j’ai eu du mal à sortir de quarantaine, c’est avenged. Ca puait comme Nirvana à l’époque. Et là paradoxalement c’est vous sur nime qui m’avez aidé à apprécier pleinement leur dernier, et putain que c’est bon, j’ai failli passer à côté à cause de leur odeur honteuse.
    Et les groupes qui continuent à vendre du disque et du merch comme acdc ou maiden ? Des escrocs laissez moi rire. Des musiciens rien de plus, qui font, tel Lemmy, simplement ce qu’ils savent faire. Comment leur reprocher de ne plus avoir d’inspiration ? Ca ne se contrôle pas bon sang. Ca ne te plais plus, n’écoute plus.
    Je termine sur dream theater, qui à mon avis n’est ni une arnaque ni suspect. Ces mecs ont toujours été transparents sur leur inspiration initiale : à la base ils adorent le prog (rock) et adorent aussi metallica, ils ont juste fusionné les 2 (intentionnellement ou non, on s’en fout) et de fait créé un nouveau sous genre du metal. Vous les haissez et avez détourné votre dossier pour leur chier dessus une fois de plus, sauf que c’est hors sujet. Mon analyse de votre haine de dt, c’est que 1/ vous ne comprenez rien au prog, ça ne vous « parle » pas, 2/ dt ça encule pas assez pour vous et 3/ c’est des 1ers de la classe avec le look et le public qui vont avec et vous ne vous reconnaissez pas là dedans. Tout ça c’est recevable mais « si ça ne te plais pas, n’écoute pas ». Rangez les avec Rhapsody et n’en parlez plus. Tenter de démontrer que dt n’est ni métal ni prog c’est risible, c’est comme dire que motorhead n’est ni heavy ni punk. Rem ta description du rock prog est juste, comment peux-tu ne pas voir qu’elle s’applique à 100% à dream theater ? Si être prog c’est innover comme tu le dis, est-ce que créer un sous genre entier du metal n’est pas assez innovant à ton goût ? Les légions de fans de dt ne seraient que de pauvres consommateurs floués par ces vilains marchands de rêve ? Lol…

    Amicalement

    Séb

    PS : put* j’ai pondu une dissertation de 20 pages, ça vous apprendra à nous faire des blabla de 2h30 😉

    • metal bla•bla 06/04/2017 à 12:33 - Répondre

      M. REM : je ne vais pas tout repointer puisque on a déjà fait un dossier d’une heure où l’on dit des choses que tu dis qu’on ne dit pas (c’est pas bien de faire ça 🙂 ).
      – Oui la musique c’est dur mais c’est pas parce que c’est dur qu’il faut tout accepter : à partir du moment où la puissance commerciale ne se met pas au service de l’artistique mais bien au service du « vendre en dépit de tout », faut changer de braquet et passer dans une relation consommateur / produit. C’est pas moi qui ait commencé, c’est Kiss.
      – Si ma définition du prog est juste, effectivement elle ne peut qu’amener à dire que DT est aussi prog que moi champion du 100 mètres : mais on veut bien des exemples de passages de titres de Dété qui sont « nouveaux ».
      – Motörhead n’est ni heavy, ni punk. 🙂

  12. Cédric 06/04/2017 à 22:20 - Répondre

    Podcast encore une fois très intéressant. Je réagis sur l’arnaque Dream Theater et le fait qu’ils ne sont pas prog. J’ai quand même le sentiment, depuis presque 25 ans, que ce que j’entends sur Images and Words, personne ne l’avait fait avant : mélanger Rush, Metallica et des mélodies qui essaient d’être FM… En soit ce n’est peut-être pas très expérimental ni hyper innovant, mais ça a ouvert un genre musical dans lequel tout un tas de clones ont essayé de se lancer.

    Concernant Internet, étant de la génération intermédiaire entre REM et Canard (1978), je suis passé par toutes les étapes K7, les CD, les CD gravés, les mp3, le FTP, le P2P (Napster-Kazaa-les torrents) et le streaming(abonné payant sans interruption depuis 2010). Je considère que le support ou le média ne sont que des outils, qui ont tous des avantages et des inconvénients. Par rapport à ce que je recherche : par exemple me faire un enchainement Night Flight Orchestra – Enforcer – Vektor – Avenged 7x durant les 30 minutes de trajet métro-boulot quand je n’ai pas de connexion mobile, je n’ai pas trouvé mieux.

    • metal bla•bla 07/04/2017 à 00:27 - Répondre

      M. REM : Metallica sur Images & words, faut le chercher quand même 🙂 Ce qui était « nouveau » sur cet album c’était l’intégration de plans techniques sans fin. Le reste c’était effectivement du hard US pas trop flashy et plutôt balisé.
      Très joli ton enchainement métro. Et varié. Merci pour ton commentaire.

  13. rivax 24/08/2017 à 19:55 - Répondre

    Salut, je ne sais pas si vous lisez les commentaires sur les anciens numéros mais vu que je réécoute les épisodes que j’avais loupé, petite remarque à propos de Black Sabbath. Je suis 100% d’accord avec toi sur les trad de Camion Blanc qui sont affligeante. J’avais d’abord acheté la VF du Iommi et je suis passé sur la VO qui est bien mieux, d’autant que le gars a un peu d’humour qui ressort mieux dans le texte original. C’est également le cas de la bio de Ozzy (I am Ozzy) bourrée de mots d’argot et d’expressions qui perdent leur sel en français (comme les textes de Manowar…). Concernant le Sab, et pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, je recommande deux bouquins français. La bête venue de Birmingham de Guillaume Roos (chez Camion Blanc), un peu encyclopédique mais très poussé (mais plutôt réservé aux gens qui connaissent le sujet car la bio du groupe est résumée à la portion congrue). Black Sabbath, Children Of The Grave de Nicolas Merrien (Le Mot et Le Reste), qui est plus complet et accessible à un profane, puisque l’auteur n’est pas un metalleux mais le rédac chef du webzine Albumrock. Je l’ai d’ailleurs interviewé pour le blog, je vous mets le lien vers l’interview à la fin (il prépare un bouquin sur les Gun’s).

    Je suis d’accord avec l’analyse de Remi sur le duo Iommi / Ozzy et d’ailleurs on le voit bien dans leur bio, celle de Ozzy parle peu de musique (surtout une fois qu’il quitte le Sab) et beaucoup de drogue et des conneries qui l’ont rendu célèbre. En fait, je pense que le meilleur biographe de Ozzy, ce serait sa femme car c’est elle qui tire toutes les ficelles de la carrière de son mari. Par contre, je pense que Iommi était aussi coké que les autres, seulement il arrivait quand même à bosser.

    Pour ma part, je pense que les « meilleurs » albums du Sab sont Master Of Reality, qui définit vraiment leur style, Sabotage, qui commence à aborder des aspects un peu innovants, que les fans ont hélas rejeté en bloc ce qui a conduit à la rupture et au retour à un style plus « oldschool » (très bien expliqué par Nicolas Merrien) et Heaven and Hell parce que, même si l’on peut déplorer le tournant pris avec Dio, c’est un disque vraiment bien équilibré et chargé en émotion. Je trouve par contre que Mob Rules est too much, moins fin que le précédent. J’adore Born Again car même s’il était là en touriste, Ian Gillian a fait le job et la prod du disque ne lui rend malheureusement pas grâce (mais il y a un disque live de la tournée Born Again en bonus de la réédition de 2012 qui est vraiment super intéressant). Enfin, j’ai beaucoup d’affection pour la période Tony Martin même si les disques ont vieilli (ces putains de claviers) et qu’ils sont moins homogènes : pas d’albums dingues (sauf peut-être le live de Cross Purposes qui est très bon), mais plusieurs chansons que je réécoute régulièrement, comme « Eternal Idol », « Kiss Of Death » (Forbidden) ou « Cross Of Thorns »…bref les power ballades. Récemment, Tony Martin a annoncé qu’il retournait en studio avec Iommi, lequel a également fait part de son intention de remasteriser les disques de cette période….j’ai hâte de voir ce que ça va donner!

    Mon interview de Nicolas Merrien : http://anotherwhiskyformisterbukowski.com/2017/02/04/nicolas-merrien-a-ecrit-une-super-bio-de-black-sabbath-nous-lavons-interviewe/

    • metal bla•bla 24/08/2017 à 20:11 - Répondre

      R : rien n’est à déplorer sur Heaven & hell. Ta seule utilisation de ce verbe associé à ce disque et à Dio te vaudrait la peine de mort par empalement sur 1000 cure-dents si j’étais à la tête de la dictature metal et éclairée dont je rêve.
      Sinon, oui on lit tous les commentaires. Et on mettra tes références quelque part (va falloir qu’on trouve un système pour ça parce que amis auditeurs, vous êtes prolifiques en la matière). En attendant j’ai ajouté le lien aux références de l’émission concernée.

  14. metal bla•bla 13/09/2017 à 19:45 - Répondre

    test