Danko Jones • Sleep is the enemy (2006)

Le rock, c’est franchement pas compliqué. Quelques accords tranchants, un refrain slogan sur une nana qui s’est barrée (ou qui ne va pas tarder), une batterie de primate. Et en avant. Mais pour que le diable soit de la partie, pour différencier les gentils des méchants, les musiciens des tueurs en série, il faut une étincelle pas loin de la mèche. Danko Jones a du pactiser directement avec le grand cornu pour que sa recette rock’n’roll prenne aussi bien. Ou alors il fait carrément partie de la famille.
Des riffs d’équarrisseurs qui feraient se poser des questions à Malcom Young. Une section rythmique néolithique à décorner un viking (ça sert à quoi la batterie ? À ça, p’tit gars…). Une voix au phrasé gouailleur et énervé (sans oublier les intonations chaleureuses à la Phil Lynott ! Si si je vous assure). Des textes et des refrains postillonnés à mach 3 à faire passer Kiss pour des intellos.

Pour les bouchés de la comprenette, la pochette annonce la couleur : Danko Jones ou le rock parpaing. Tout ça sent la sueur, la passion, la rancœur et la joie. Bref ça sent des pieds et de l’âme.
Et les arrangements ? Les solos ? Fuck off. It’s only rock’n’roll. Laissez pas trainer votre petite sœur, votre mère ou votre pote à lunettes qu’aime Genesis.
Album de l’année.

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