pocast metal #008 – bonus track

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Émission radio enregistrée le 10/07/2017 • 1h20

Suite au dossier metal de mbb #008, Charlélie Arnaud, chroniqueur pour Rock Hard (et feu Hard’n’Heavy) et chanteur notamment de Carnival in Coal et 6:33 (sous le nom d’Arno Srobl) a réagi aux commentaires dans lesquels il était cité. Plutôt que d’entamer une polémique via la section commentaires, nous avons préféré lui donner la parole pour lui permettre non seulement de réagir mais également d’apporter son éclairage aux remarques et critiques que nous avions formulées dans l’émission.
Merci à lui de s’être prêté au jeu et d’avoir essuyé les plâtres de la formule interview de metal bla•bla.
Désolé pour la qualité sonore de certains passages, la connexion Skype n’était pas très stable et a engendré quelques parasites.


Références diverses
Arno a également été interviewé dans le cadre du podcast Rock Kultur.
 À écouter ici

 

27 pensées sur “pocast metal #008 – bonus track”

  1. Super intéressant comme d’habitude. Ca me donne envie d’acheter le dernier Rock Hard, pour le confronter avec les arguments qui ont été développés. Je me demande s’il ne serait pas intéressant de voir retranscrit le contenu de cet échange dans le prochain Rock Hard (dans la section courrier des lecteurs ?). Je dis ça je dis rien.
    Ca change des MBB habituels, cette confrontation avec un guest (sachant que vous êtes tous 2, Canard et Rémi, plutôt toujours grosso modo sur la même longueur d’onde à chaque MBB). C’est bien sympa, à renouveler (entre 2 MBB ? Ou en tant que rubrique à part ?). A quand la confrontation avec Vanessa Paradis par rapport au dossier du MBB4 🙂 ?
    Dommage que Canard n’ait pas pu se libérer (le contrôle urssaf je connais, l’Etat a besoin de faire rentrer du pognon…). J’aurais aimé avoir les réactions de M. « Show no mercy » (ouais je réclame pleins de trucs sans que ça me coûte un rond, la joie d’Internet ha ha)

    1. M. REM : on renouvellera peut-être l’expérience. Celle-ci a été décidée et réalisée dans « l’urgence » parce que nous ne voulions pas de polémique / troll dans les com’ de MBB. Si tu as des idées « d’invités », ça nourrira toujours notre réflexion « en interne ».

      1. Je ne sais pas trop, il faudrait idéalement qu’il y ait un lien avec un de vos dossiers un peu polémiques, et que l’interlocuteur soit à votre « portée » (chroniqueur web ? Youtubeur metal ? Journaliste ? Un auditeur éclairé ?).
        Tiens, un top 5 de vos albums préférés de Dream Theater, suivi d’un échange avec James LaBrie ? Hein ? Non ? Bon tant pis…
        En passant, l’interview de Malmsteen (en lien du MBB8) a mis le doigt sur ce que je n’aime pas chez DT. A la limite qu’ils se revendiquent prog sans l’être ou metal sans l’être je m’en fous. Mais entendre des mecs qui donnent l’impression de jouer un solo chacun dans leur coin ça m’emmerde profondément (ils ne sont pas en train de passer un examen au conservatoire putain). C’est comme regarder Tiger Woods s’entraîner au practice de golf : il tape bien dans la balle mais qu’est ce qu’on s’emmerde. Le seul album qui a grâce à mes yeux c’est Scenes from a memory, car j’ai un faible pour les concept albums (et je ne suis pas fondamentalement hostile au prog : j’adore Ayreon… qui ne fait que des concept albums tiens d’ailleurs)
        Tiens, bon sujet de top, ça : un top 5 de vos concept albums préférés (c’est un peu plus ardu qu’un top 5 heavy metal).

  2. Bonjour… ça s’écoute tout seul comme d’habitude. Je rejoins complètement le commentaire précédent. J’aurai vraiment envie de voir se multiplier ce genre de rencontre à l’avenir : Organisateur de concert, Maison de disque, producteur, artiste,…

    Bon d’accord, je sais… pas facile… mais quand j’entend comment Mr REM a préparé son sujet, ça donne envie 🙂

    Bonne route !

  3. Très bonne idée ça, c’est super intéressant (et honnête aussi) de permettre au « camp d’en-face » de répondre!

    La fin est un peu abrupte non? On a l’impression que l’audio est coupé au début d’une phrase (vers 1h20, on entend rapidement Charlélie Arnaud répondre « cette mission… » avant le cut et le lancement des au-revoir). Est-ce que ça a été coupé au montage? Et si oui, pourquoi?

    1. M. REM : la connexion a été très très mauvaise sur la fin et les quelques mots manquants étaient inaudibles. D’où la sensation de final abrupt.

  4. C’est bien d’avoir fait parler un journaliste qui a pu évoquer les contraintes notamment financières inhérentes à la presse et qu’on sent sincère dans sa démarche et passionné.

    la conclusion est claire. Le mag de vos rêves ne peut pas exister. si tu défonces les artistes dans les interviews, bah t’as plus d’interviews et si tu défonces les disques des annonceurs bah t’as plus d’annonceurs.

    Avec le web à côté, ça sent un peu le sapin pour la presse…

    1. M. REM : peut-être que les acteurs actuels ne rêvent pas assez. La presse jeu vidéo s’est métamorphosée quand elle a commencé à penser différemment. Et tous les magazines traditionnels sont morts.

  5. Personnellement je suis pas chaud pour que vous refassiez ce genre d’entretien. Ce que j’aime dans Metal blabla c’est votre liberté de dire ce que vous pensez. Vu de moi fricoter avec vos détracteurs c’est risquer de vous censurer la prochaine fois que le sujet sera abordé (c’est vrai que le mec était sympa -> je me modère). En plus là l’échange confirme nettement ce vous disiez. On ne peut pas tout dire, faut être diplomate… Déprimant.

    1. M. REM : la difficulté de ce premier exercice était effectivement de l’aborder de manière courtoise tout en tenant notre position. Il me semble y être parvenu, mais ce n’est pas évident. De toutes façons notre seul critère est « Est-ce que ça nous parait intéressant pour l’auditeur ? » sachant que l’auditeur qui nous « suit », a priori, veut entendre une musique différente (enfin, c’est ce qu’on se dit).
      De toutes façons on note tout ce que vous racontez, ça nourrit notre réflexion.

      1. Tu y es effectivement plutôt bien parvenu, par contre va falloir quand même que vous bossiez un peu avant d’aller dire ses 4 vérités à Kerry King. 🙂

        1. M. REM : Ahaha… C’est Monsieur Canard qui ira se prendre un pain. Je profite du com’ pour te signaler que tu t’es abonné à la newsletter mais que tu n’as pas validé ton inscription (le mail doit être dans tes spams depuis un moment j’imagine). Je peux valider ton inscription si tu ne retrouves pas le mail mais faudra quand même nous déclarer comme « désirable » 🙂

          1. Je ne retrouve pas le mail en question donc si tu peux valider l’inscription je suis effectivement preneur. Merci!

  6. J’aimerai revenir sur le fond de l’échange, car 2 points ont retenu mon attention.
    Concernant les interviews, je rejoins Arno.
    On ne peut pas critiquer frontalement les groupes qu’on interroge. Il s’agit d’une part d’une convention sociale (question de bienséance etc…), et d’autre part une interview est presque une relation d’ordre commerciale (je veux de la pub pour l’album, en échange je te donne des infos pour que tu puisses gratter du papier).
    De plus, comme l’a souligné Arno, une partie des chateurs/musiciens/groupes ne se sentent pas pisser (le problème quand on fait des interview dans le monde de la « culture » (pour moi il s’agit juste de divertissement mais passons)). Comme disait Bukovski (hommage à M.Canard) : à cause d’un Mozart, des millions de nullards se prennent pour des génies.
    Pour moi il faut faire les interviews assez complaisantes, disons «diplomatiques » (pas le choix), quitte à défoncer le groupe dans la chronique de l’album (en off, donc).

    Là où je suis en désaccord profond avec Arno (et d’accord à 100% avec Rémi), c’est sur le contenu des magazines. Le « ce n’est pas à nous de faire ça » me désole profondément. Et je pense qu’Arno a faux sur toute la ligne. Je fais partie du lectorat à conquérir/reconquérir (40 piges, 8 ans d’écoute de metal, les moyens de m’acheter des magazines, j’achète un Rock Hard tous les ans à tout casser et suis déçu à chaque fois).
    Pour moi, leurs enquêtes de satisfaction ne touchent que les lecteurs déjà assidus (qui achètent le magazine très régulièrement), et ne vont pas les aider à conquérir un nouveau lectorat.
    Pour conquérir un nouveau lectorat, il faut essayer de nouvelles choses, élargir l’assiette de ce qui est proposé. Et ne pas demander aux lecteurs actuels ce qu’ils veulent, car ceux-ci ne le savent pas !
    Comme le disait H.Ford (pour les jeune, pour faire vite : un industriel américain pionnier dans l’industrie automobile) : « Si on avait demandé aux gens ce qu’ils veulent, ils auraient réclamé des chevaux plus rapides ».
    Moi, je veux du fond. Je veux des articles sur le matériel (pas forcément de production, mais d’écoute !). Je veux des articles sur des sujets qui touchent au hard rock/metal, mais que pas le triptyque news/interviews/chroniques (que je peux trouver sur le net sur le premier webzine venu).
    Prenons l’exemple de Canard PC, qui est devenu n°1 de la presse vidéoludique PC en partant de 0 (des journalistes de Joystick qui ont créé le magazine avec leur thunes) : ils font des dossiers de fonds (« les gens ne veulent pas d’articles de fond »), des tests de jeux console (« il y a des magazines spécialisés »), des tests de matos (idem), parfois un test de jeu se société moderne (« ce n’est pas à nous de faire ça »), une page sur des sujets juridiques (« ce n’est pas à nous de faire ça ») etc etc… Et j’achète le magazine grâce à cela : ce genre de foisonnement d’informations, toujours avec un lien avec la ligne première du magasin (les jeux vidéos PC). Cela apporte une diversité bienvenue, qui rend la lecture agréable.
    Pour moi c’est ce « manque d’ambition » de Rock Hard (je mets les guillemets, car canard PC doit être plus « puissant » financièrement parlant que RH et peut donc sans doute se permettre ce genre de choses plus facilement) qui m’attriste. Je vais continuer à acheter RH de temps en temps, en espérant qu’il ne finisse pas comme les autres mags metal, en restant sur sa ligne actuelle par peur de tenter des choses.

    1. M. REM :
      Concernant ton premier point : effectivement c’est compliqué dans le cadre d’une interview promo de faire autre chose que de la promo. Mais rien n’empêche de faire des interviews hors promo justement. De longs entretiens pour revenir sur la carrière, etc. Les artistes sont probablement plus réticents à accepter mais c’est un travail de fond qui me semble possible. L’exemple même qu’il est possible d’interviewer quelqu’un avec lequel on n’est pas du tout d’accord sans sortir les couteaux est l’émission elle-même… 🙂 (CQFD)
      Concernant ton deuxième point : je me sens moins seul, merci. Canard PC est LE super exemple. Celui de Gamekult côté « en ligne » est très intéressant aussi (avec leur offre premium payante qui leur permet de produire des contenus de fond). IL y a aussi l’exemple de la création de JV magazine qui est une création de support papier alors même que tout le monde se casse la gueule, avec un positionnement généraliste (toutes plateformes) et des articles de fond, des dossiers… Un pari réussi. Dans le sport on a aussi So Foot…
      On pensait avec M. Canard que la différence était le nombre de ventes du mag (le jeu vidéo étant un marché plus vaste que celui de la musique metal). Mais avec les 20.000 ventes annoncées pour RH, on est dans des chiffres plus que corrects pour de la presse spécialisée « de niche » me semble-t-il.

  7. Des interviews pour revenir sur la carrière oui c’est possible, mais ce ne sont pas des interviews « à chaud ». L’artiste peut se permettre de dire que l’album qu’il a sorti il y a 10 ans est pourri, car le gros des ventes a été réalisé et des pigeons ont potentiellement acheté l’album sur la foi de l’interview/chronique consensuelle d’il y a 10 ans. Le mal est fait, et cela ne paie pas de mine de renier le travail qu’on a fait il y a 10 ans, cela peut même faire partie d’un plan com de style « voyez je suis d’accord j’ai fait de la merde il y a 10 ans, mais j’ai changé et maintenant je fais des trucs supers achetez mon album 15 euros chez Auchan etc… »
    J’avais lu (un RH acheté au hasard) une interview de Sonata Arctica qui revenait sur ses albums passés, et je trouvais ça bien sympa (mais c’était sans risque pour l’artiste… d’autant plus que leurs premiers albums étaient extras).
    A la limite, que RH ne propose que ce genre d’interviews. Plus des blind tests (celui avec Malmsteen est un régal à lire), ou des discussions avec les artistes sur des sujets hors metal (les bagnoles, leurs passions à côté, etc…)
    Ce que je ne supporte plus, ce sont les interviews promos, car elles n’ont pour moi en tant que lecteur aucun intérêt (c’est convenu, les « dés sont pipés »). Ca bouffe des pages de magazine pour rien.

    1. Il est tout à fait possible de sortir du cadre promo avec certains artistes que les discours formatés emmerdent profondément, et qui justement sont ravis de digresser sur tout autre chose. Force est de constater qu’hélas, ce n’est pas monnaie courante. Pour un musicien heureux de parler d’autre chose que de son nouvel album, on en compte cinq qui ne sortent pas du discours promo pré-mâché – et pire, qui s’arrangent toujours pour retomber sur leurs pieds si d’aventure tu risques une question qui sort du cadre. Résultat : des interviews lambda où seules les questions diffèrent d’un magazine à l’autre, puisque les réponses sont toujours les mêmes. J’en ai fait la triste expérience avec David Coverdale et avec King Diamond notamment.
      Quant au fait de revenir avec un artiste sur l’intégralité de sa carrière et/ou de ses albums, tu devrais acheter Rock Hard plus souvent Chtronk car nous le faisons régulièrement 🙂

      1. J’oubliais de mentionner également les interviews supervisées par un membre du management ou du label qui écoute la conversation depuis un troisième téléphone et qui reprend la main en plein milieu d’une question pour te stipuler que « Cette question est interdite » ou que « La conversation sera coupée si tu continues à t’aventurer sur ce terrain ». Vécu trois ou quatre fois en 13 ans, notamment à l’époque du départ de Joey Jordison de Slipknot… Le sujet ne devait pas être abordé avec le groupe. J’ai tenté tout de même, Corey Talor a commencé à me répondre super sincèrement, il a été interrompu par une des nanas de son management qui a menacé d’interrompre l’entretien.

      2. M. REM : je pensais que c’était un comportement plus US que de rester dans la promo à fond. Visiblement non.

      3. OK super merci pour ta réponse. Les rares fois où j’achète RH je survole la partie interviews (j’en lis parfois quelques unes, de groupes que je suis, mais c’est souvent assez uniformément inintéressant).
        Je vais acheter le RH du mois et vérifier tes dires 🙂
        Ce que je lis le plus, ce sont les chroniques avec des notes basses, pour le plaisir coupable (mais je suis sûr de ne pas être le seul… :-)) de voir un groupe se faire défoncer (les chroniqueurs sont souvent plus intéressants à lire dans ce contexte car ils se lâchent et le discours est moins convenu).
        Du coup, ne noter que les albums qui vous plaisent est contre-productif.
        C’est d’ailleurs un peu l’intérêt de metalblabla, cette liberté de ton totale (« l’album de machin est vraiment à chier », « ça encule sévère », etc…) 🙂

  8. C’est un peu langue de bois, ce bonus… J’ai décroché rapidement car toutes les questions pertinentes de l’intervieweur n’ont pas reçu de réponses claires… J’ai eu l’impression d’une interview de politicien…

    J’ai aussi l’envie d’en connaître plus sur le dessous de l’industrie musicale. Alors, au lieu d’attendre de la presse conventionnelle des réponses, je vais souvent les chercher par moi-même…

    1. M. REM : effectivement y a du bottage en touche. Mais tu peux aussi faire ta synthèse comme Chtronk l’a faite plus haut.

      1. REM, as-tu eu l’occasion de jeter un oeil sur Rock Candy Mag’, le magazine du label britannique Rock Candy Records (spécialisé dans la réédition) ?

        Tu y trouveras tout ce que tu ne trouves pas chez RH, càd des dossiers sur la « belle époque » (les 80’s). J’ai été surpris de la qualité de ce bimensuel ! Tous les deux mois, un numéro de haute qualité ! Pour 14/15€ frais de port compris tous les deux mois, je trouve largement mon compte !

        Alors oui, le label ne se cache pas qu’il s’agit d’une vitrine pour ses rééditions CDs/Vinyles, il n’empêche qu’ils font le travail avec une grande passion et le soucis du détail.

        Un exemple de dossier : « Female Rock Pioneers ». Ca traite de la place des musiciennes dans le milieu foncièrement macho qu’était le Rock, à l’époque des 80’s. T’as de belles interventions dont Lee Aaron.

        Autre exemple : un article sur l’élaboration de telle ou telle couverture d’album. L’auteur(e) de l’artwork s’exprime sur le sujet. L’artwork, lui-même, est découpé de manière à percevoir les différents éléments principaux de l’oeuvre. Tout bonnement instructif !

        Sans être LE magazine, il se rapproche du magazine que je souhaitais ! 🙂

        Voili voilou l’ami ! Pour plus d’infos : https://rockcandymag.com

        PS : Notes la possibilité de feuilleter une partie du magazine avant d’acheter ! 😉 Ca, c’est un bel argument 🙂 Histoire de ne pas acheter à l’aveuglette 🙂

        1. M. REM : connaissais pas. Je vais aller feuilleter, ça a l’air intéressant effectivement. Merci pour l’info !

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