Le hard rock

Le hard rock

Commençons par une lapalissade : le hard rock est une version durcie du rock. Cette « dureté » provient :

– du taux de distorsion des guitares plus élevé : comparez la guitare de Keith Richards (claire ou crunch, fuzz sur quelques riffs genre « Satisfaction ») à celle de Slash ou de Ritchie Blackmore).

– de la batterie plus massive (John Bonham rules !).

– des voix plus aiguës, criardes et emphatiques.

Mais s’il est plus violent, le hard rock conservera toujours ses racines blues, que l’on entendra de manière explicite. C’est d’ailleurs ce qui le différencie du heavy metal. Je précise « de manière explicite » car, fondamentalement, toutes les musiques rock au sens large descendent du blues. Mais certaines l’ont « blanchi » (ou européanisé) plus ou moins. Dans le monde de la définition musicale et des influences, on distingue souvent les musiques noires des musiques blanches. Je précise, afin d’éviter tout malentendu avec quelque malcomprenant ou autre bouché du neurone, qu’il n’y a (et n’y aura) dans cette différenciation aucune hiérarchisation ou aucun sous-entendu racial.

Led Zeppelin est le plus souvent cité comme étant « l’inventeur » du genre. En décortiquant les disques du dirigeable on entend tout ce qui va se jouer les vingt années suivantes. Mais si le Zep est de plomb, il n’ira pas jusqu’à jouer du heavy metal, même si certains font ce raccourci. D’autres ont effleuré le genre par intermittence (Cream, Jimi Hendrix, Steppenwolf et même les Beatles avec le fameux « Helter skelter »), sans s’y cantonner et sans explorer jusqu’au bout ses particularités.

L’autre groupe phare du hard rock est Deep Purple, qui partage avec Led Zep ses racines blues. Tout comme lui, il ajoutera des sonorités orientales à son style (Blackmore est devenu un spécialiste du genre).

Au-delà des groupes typiquement 70ies avec une certaine approche progressive (solos à rallonge, l’expérimentation et un côté psychédélique… c’est l’époque qui veut ça), un autre courant de hard rock naît avec des formations comme AC/DC ou Aerosmith qui restent toujours très blues dans leurs racines, mais s’affirment surtout comme les héritiers du rock’n’roll des origines (Chuck Berry, Gene Vincent). Le format des chansons est plus ramassé, l’ambiance moins grandiloquente et plus fun. Mais on trouve ici aussi des guitares plus saturées, des voix aiguës plus « criées », etc.

Histoire de simplifier l’affaire le terme hard rock a une autre acception. Il désigne également, au-delà du style musical défini ci-dessus, le genre et l’ensemble des courants qui en sont issus (hard US, hard FM, hard glam, heavy metal, speed mélodique, power metal, thrash metal, death metal, death metal mélodique, black metal, viking metal, pagan metal, grindcore, néo-metal, metal prog, etc.) Pas de confusion donc.

Le hard rock en quelques disques (d’un point de vue « importance historique »)

AC/DC – Highway to hell
Aerosmith – Toys in the attic
Alice Cooper – Billion dollar babies
Deep Purple – Machine head ou In rock
Guns’n’roses – Appetite for destruction
Led Zeppelin – II
Rainbow – Rising
Scorpions – Tokyo tapes
Thin Lizzy – Bad reputation
Trust – Répression
Yngwie Malmsteen – Rising force

Il en manque, forcément, du genre Ted Nugent, Uriah Heep ou UFO, mais j’avoue être un peu léger au sujet de ces trois là.

Mon hard rock en quelques disques

AC/DC – Highway to hell
D.A.D. – No fuel left for the pilgrims
Def Leppard – High’n’dry
Fastway – All fired up
Great White – Once bitten
Led Zep – IV
Rainbow – Rising
Riot – Fire down under
Tesla – Mechanical resonance
Thin Lizzy – Bad reputation
Yngwie Malmsteen – Odyssey
Waysted – Save your prayers

Quelques uns ces albums sont évidemment anecdotiques d’un point de vue historiques (Great White ou Tesla) mais restent pourtant excellent et finalement plus excitant vingt ans après que certains disques plus renommés (je n’échangerai pour rien au monde tout Guns contre un Tesla !)

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